
La finale de N1 entre Nice et Tours aura une saveur particulière pour Guilhem Bruel et les Tourangeaux. Face à son club de cœur, l’entraîneur-joueur niçois ne fera pas de cadeaux, malgré la joie que Philippe Ricotier, président de Tours, se fait de retrouver son ancienne vedette.
Il devrait sans doute ressentir une émotion toute particulière samedi soir, au moment de pénétrer sur le terrain. Guilhem Bruel, entraîneur-joueur des Anges de Nice, rentre au bercail, dans le club de ses débuts. Sauf qu’avec le chandail des Anges sur le dos, il sait clairement à quoi s’en tenir. « C’est génial de pouvoir jouer cette finale contre Tours, admet-il. Je vais retrouver plein d’amis sur et en dehors du terrain, j’ai hâte. Mais je ne viens pas non plus en visite… »
On l’aurait admis sans que ce soit dit, naturellement, mais cette finale promet beaucoup et sera disputée. « Les deux équipes ont connu finalement des parcours assez similaires, admet Philippe Ricotier, président des Apaches. Les meilleurs réalisateurs de chacune des deux poules sont des joueurs de nos équipes. On s’attend évidemment à un très gros match. » Et concernant le retour à la maison de Guilhem Bruel, le président tourangeaux ne tarit pas d’éloges… « Je suis vraiment fier de lui, à tous points de vue. C’est quelqu’un de formidable et l’un des tous meilleurs entraîneurs de notre pays. Les gens d’ici sont encore tous très attachés à lui et l’attendent avec émotion. »
Mais, on l’a dit, les politesses et l’évocation des souvenirs, ça sera pour après la rencontre. Durant 50 minutes, le deux meilleures équipes de la saison vont en découdre. Chacune des deux formations possèdent de solides arguments. L’expérience de Tours, avec un Sébastien Juret auteur d’une saison formidable, et la fougue de la jeunesse niçoise, à l’image de Grégory Tarragoni, international Espoirs flamboyant. « En préparant cette finale, évidemment, j’ai glané quelques infos sur nos adversaires, admet Bruel. Mais ce n’est pas quelque chose que je veux mettre dans la tête de mes joueurs, je m’en sers uniquement pour définir le plan de jeu et la marche que nous suivrons. » Le coach n’en dira pas plus, et pour cause. Car une finale tient à peu de choses et peu basculer –et bascule bien souvent- sur des détails.
Il est en revanche certain que ce premier match samedi à Tours sera, comme toujours, déterminant. Peut-être plus encore pour Tours que pour Nice. « Si on peut arriver chez eux avec cinq buts d’avance pour le retour, moi ça me va, s’amuse le président des Apaches. Mais je suis lucide, Nice possède une équipe réellement solide. Le match retour, nous en parlerons en temps voulus, mais je resterai confiant. Quoi qu’il arrive, nous sommes de toute façon l’une des seules équipes à avoir un jour gagner sur le terrain délicat de Nice. »
Guilhem Bruel, lui aussi évoque un match aller important, mais pas forcément essentiel. « J’ai longtemps pensé que c’était le match clé, mais j’en suis moins sûr finalement. Il est clair en revanche qu’un écart élevé dans un sens ou l’autre, dans ce cas, peut être décisif. Mais un but d’écart en finale, c’est déjà un écart élevé. »
Ce premier acte devrait livrer un premier verdict, mais il ne sera pas sans appel à moins bien sûr d’un écart solide au compteur. Mais sur ça, on peut émettre des réserves…
YM














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