Des bordelais "in"offensifs
Les Aloses se sont inclinés face à Nîmes de la même manière qu'ils l'avaient emporté contre St Médard avant la trêve, à savoir dans les dernières seconde du match. Si la victoire, acquise avec ce scénario, est euphorisante, en cas de défaite, c'est l'accablement qui est de mise. La mine abattue des joueurs bordelais, à l'issu de la rencontre, en disait long sur leur déception. C'est que ces points là risquent de peser lourd dans le décompte final. Cette défaite oblige les coéquipiers de Mathieu Beguery, auteur d'un bon match, à un exploit contre des équipes mieux classées, donc à priori, plus difficiles à manœuvrer.
En terme de jeu, les Aloses ont fait le nécessaire, mais sont restés terriblement inefficaces devant la cage adverse. Le nombre de tirs au but, 50 à 35, en faveur des locaux, illustre bien la domination des bordelais, mais révèle également, leur manque de réussite dans la finition.
En première mi temps, Nîmes ouvrait le score à la 10ème minute, sur un beau jeu entre Benoît Parmentier et Cyril Gasteaud, qui a surpris les défenseurs Adrien Roul et Loris Dessis. Bordeaux réagissait par Romain Philippo, d'un tir du centre du terrain à la 15ème, et Guilhem Billerey (photo), qui, après un relais avec Romain Philippo, trompait Steve Corbet d'un slap croisé, à la 20ème minute. Les Krokos égalisaient en fin de période par Olivier Oriol qui profitait d'une supériorité numérique.
En deuxième mi temps, les Aloses prenaient le jeu à leur compte, mais les gardois défendaient haut et restaient dangereux en contre. En avantage numérique, Bordeaux se montrait peu inspiré, hésitants et malgré 4 situations de Power Play, ils ne parvenaient pas à tromper la vigilance de Steve Corbet, bien aidé par une défense très agressive. Bordeaux prenait tout de même les devants 3 à 2, par Jean Delançois, qui grâce à son activité permanente, semait le trouble dans la défense nîmoise et trouvait la faille à la 39ème minute, sur assistance de Benoît Chalopin. Malheureusement pour Bordeaux, dans la foulée, Julien Feron, à l'affut, profitait d'un nouveau cafouillage aux abords de leur cage, des arrières girondins, pour remettre les équipes à égalité. La tension montait encore d'un cran, Bordeaux terminait la partie extrêmement nerveux, et à 6 seconde du coup de sifflait final, c'est Benoît Parmentier qui envoyait les Krokos au paradis, suite à une hésitation d'Alexandre Beauvais, qui, pourtant en possession du palet, ne parvenait à dégager son camp.
Avec le recul, les Aloses peuvent quand même être satisfaits d'avoir combattu avec fierté jusqu'au bout, ils ont livré un bon combat, ils auraient mérité mieux, au vu de la débauche d'énergie, mais l'engagement ne fait pas tout, il a manqué un peu de maitrise, de sang froid et de lucidité dans les moments clés. Le sport se montre cruel, parfois, mais la leçon a été bonne et sera retenue pour les matchs à venir.
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