Les Dauphins nagent dans le bonheur

Tel est le trait humoristique que l’on pourrait faire après le sacre des Dauphins de Villard Bonnot. Sur la plus haute marche du podium à Lyon, les alpins ont repensé à leur parcours bien complexe pour arriver en finale.
Pour passer du statut d’outsider à celui de champion, les joueurs du Vercors ont d’abord pris une des deux première place de poule, en battant Angers (6-3), et en faisant des matchs nuls contre Grenoble (0-0) et le premier de poule Ris Orangis (4-4). Derrière, Angers s’adjuge la troisième place avec trois points pris contre Grenoble (5-2) et ces derniers terminent quatrième de la poule de classement avec un petit point.
Le lendemain dimanche, la petite finale Angers-Grenoble tournait court : 5-1 en faveur des Isérois après quinze minutes de jeu tuait le suspens. Et, lorsqu’en seconde période, le portier angevins tombent malade et doit céder sa place à son second, l’affaire se complique d’autant plus pour les Hawks.
Médaillés de bronze, les Yéti’s ont pu, aux côtés des Angevins, regarder la finale Ris-Villard qui dévoile son vainqueur lors de la deuxième période. Au jeu des supériorités numériques, les Dauphins se montrent plus à l’aise et transforment leurs powerplay avant de fermer la porter de leur but en infériorité. Victoire 5-3, et le bonheur sur le parquet.
Cette finale qui voyait, au jeu des pronostiques, un autre sacre a battu son plein en terme de suspens. La cohésion de groupe fut la clé des matchs, la motivation et l’acharnement restant des valeurs fortes. En d’autres termes, les quatre équipes nous ont montré une chose : Il faut se battre et mouiller le maillot pour se donner les moyens d’aller loin.
Réactions :
Hervé Schneider, entraineur des Hawks d’Angers, 4ème : «On ne s’attendait pas du tout à atteindre la finale avec ce groupe de neuf joueurs. On avait misé en début de saison sur une place en demi finale et la force du groupe a été son état d’esprit qui s’est surtout forgé en demi. On arrivait là en outsider et on est passé à côté de notre premier match contre Ris. Selon moi, on a perdu ce match dans la tête. De fait, le deuxième match de l’équipe est énorme, j’ai retrouvé l’équipe qui a battu Asnières en demi-finale. Le match 3, quant à lui, est honorable de notre part face au futur champion : On a senti la fatigue et, revenu à 2-4, on a craqué en jouant à deux lignes contre eux qui jouaient à trois lignes. La chaleur a également joué. Au soir, on était déçu d’être passé tout proche de la finale mais l’équipe s’est remobilisée pour la petite finale où, malheureusement, notre gardien qui s’était montré royal depuis le début de saison a craqué. Malade et peu en confiance, il a du céder sa place ce qui nous a compliqué la tache.
Pour autant, je trouve ce bilan énorme vu les conditions, et cet esprit d’équipe fabuleux m’a fait plus plaisir que cette quatrième place. Un groupe comme celui-là, c’est que du bonheur à diriger. »
Yoann Jalinier, entraineur des Yéti’s de Grenoble, 3ème : «Cette finale n’a pas été trop mal. On avait un bon groupe, un peu inexpérimenté qui n’a pas joué son meilleur niveau samedi. Pour autant, on fait trois matchs serrés et c’est d’autant plus rageant pour les joueurs de ne pas être en finale qu’ils ont senti qu’ils avaient les moyens d’y aller. La médaille est belle. On a tué le match en quinze minutes car les joueurs étaient plus libérés, ils ont véritablement joué à leur niveau. »
Florian Chassin, entraîneur des Phénix de Ris-Orangis, 2ème : « Cela ne s’est pas passé comme on le voulait dans le sens où l’on aurait pu gagner la finale. On a eu des matchs de poule samedi qui ont fatigué les organismes avec des matchs toujours accrochés. Dans le dernier match contre Grenoble on se fait peur en concédant l’égalisation à cinq minutes de la fin. Heureusement, derrière les gars réagissent et on l’emporte pour finir premier de poule. Sur la finale, c’est plus délicat : On était content d’y être mais on rentre pas bien dedans et la seconde période avec les successions de pénalités nous crucifie.L’équipe était motivée mais on a été champion du deux contre quatre au lieu d’être champion de France. Au finale, cette deuxième place est une bonne chose, mais elle est un peu amère quand on repense à la finale. »
Adrien Lhermitte













