Lendemain de match, lendemain de titre, lendemain de fête et des sentiments partagés. Comme toujours, ça palabre, un peu moins fort que la veille, autour d’un café. Ça refait le match, un peu, ça sort les dossiers, un peu plus. La saison est terminée, elle fut belle, riche en émotions. Il ne reste plus qu’à souhaiter aux Bleus de France de bien figurer à Bucaramanga.
Drôle de match, drôle d’ambiance… Evidemment, on a parfaitement compris la teneur du message unanime des Basques d’Anglet toute cette semaine. Rien n’est joué, les valeurs du sport imposaient cette prudence. Sauf que la logique d’un match bizarre qui n’a jamais vraiment démarré a vite fait de plier un suspens fébrile. 2-0 pour Anglet en cours de première période, l’affaire était pliée. Et bien que Rethel ait parfaitement joué le jeu, il a simplement fallu patienter pour voir les Artzak soulever un troisième trophée de suite.
L’ambiance n’a jamais décollé samedi soir. Car outre l’absence de suspens, en comparaison de la finale de la saison passée, il a plané une ambiance étrange. Les sorties de Paul Fayault, Romuald Huot-Marchand et Olivier Dimet, finalement, étaient sans doute le fait marquant de la soirée. Roger Chazalon a bien fait les choses en tenant à saluer les trois hommes avant la rencontre. Hommage sympa et bienvenu, et la remise d’un maillot par leurs enfants à Romu et Dim.
On ne va pas revenir sur le match, il y a peu de choses à dire. On soulignera seulement la très belle performance d’Alan Ludig, le gardien de Rethel, qui a proprement remis les pendules à l’heure. Au coup de sifflet final, quelques applaudissements, mais surtout une joie mesurée, contenue. Remise des récompenses, séances photo interminables et voilà.
Au micro d’RHAF TV, les trois héros de la soirée ont été d’une dignité parfaite. La fin d’une carrière n’est pas un jour triste. Certes Paul Fayault ne se retire pas du jeu, mais la grande Ligue sans Paulo, ça ne sera plus pareil. Les trois garçons sont sortis de l’arène la tête haute, ont eu les mots justes, ont remercié qui de droit…
La fin de soirée appartient comme toujours à ceux qui l’ont vécu mais la fête a été belle, comme toujours a mélangé deux équipes qui se respectent et s’apprécient. Et puis, tard dans la nuit, cette drôle d’info est tombée, une info des plus solides… Mais on y reviendra quand il sera temps d’en parler, dans la semaine certainement. Par contre, celui qui a piqué la coupe des champions de France serait sympa de la renvoyer à Kiki Chazalon. J'ai été sympa, je n'ai pas parlé des godasses d'Antoine Rage...
Yann Maillet
(Crédit photo : RHAF, tous droits réservés)













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