Alors que tous les yeux et les caméras étaient braqués sur Anglet et sa « grande » finale, trois équipes françaises faisaient le déplacement à Trieste. En effet, Angers, Villeneuve et Grenoble effectuaient ce voyage transalpin pour y disputer la coupe des Confédération européennes. Le calendrier assurait au minimum une équipe française dans le dernier carré car les trois équipes engagées se retrouvaient dans la même poule, accompagnées de l’hôte de ce tournoi, Trieste. L’autre poule mettant aux prises les équipes de Rubi Cent Patins (Espagne), Tres Cantos (Espagne), Monleale (Italie) et Las Palmas (Espagne).
Les premiers matchs de poule se déroulaient le vendredi et chaque équipe disputait deux rencontres. A l’issue de cette première journée, seule l’équipe de Trieste affichait deux victoires, les derniers matchs de poule s’annonçaient donc décisifs.
Au terme de ces matchs couperets disputés de bonne heure le samedi, Grenoble rejoignait Trieste en demi-finale, et les Espagnols de Rubi et de Tres Cantos décrochaient également leur précieux sésame.
Ces demis finales, disputées le jour même, opposaient dans un premier temps les espagnols de Tres Cantos et les italiens de Trieste. A la suite d’un match qui a dû paraître très long pour les gardiens, les Italiens se qualifiaient pour la finale sur le score fleuve de 9 buts à 8.
Puis, les Yéti’s de Grenoble faisaient leur entrée sur la piste face aux espagnols de Rubi. Dans un match beaucoup moins ouvert mais tout aussi serré les Isérois s’imposaient finalement 2 buts à 1. Direction la finale, contre Trieste
La journée du dimanche démarrait avec le match pour la septième place opposant Angers à Monleale. Les Italiens auraient mieux fait de rester couchés tant la supériorité angevine était flagrante, score final sans appel, 10-0. Dans le match pour la cinquième place, Villeneuve poursuivait sur cette lancée de réussite tricolore et disposait très largement des Espagnols de Las Palmas 15 buts à 2. Lors du duel espagnol entre Tres Cantos et Rubi, ces derniers remportaient la médaille de bronze grâce à leur victoire 8-4.
La finale pouvait donc avoir lieu et le match entre les équipes de Trieste et de Grenoble s’annonçait palpitant. Au terme d’un match revanche (les Italiens l’avait emporté lors des matchs de poule) les Yétis s’imposaient 6-3 et s’adjugeaient ainsi la ConfCup pour la deuxième fois de leur histoire, deux ans après leur titre initial remporté à Anglet contre Villeneuve.
« C’est une belle histoire, admet l’avant international Yoann Jalinier. Battre Trieste chez eux, c’est une belle performance. Ça n’a pas très bien commencé mais a su s’appuyer sur une bonne défense et un très bon gardien de but. Avoir gagné dans les conditions que l’on a connues, c’est une réelle performance. »

Un week-end qui aura une nouvelle fois mis en avant la bonne santé du roller-hockey français, mais qui aura surtout mis en évidence les carences en terme d’organisation qui subsistent chez certains de nos voisins européens.
Le message du président Notturno, publié sur le site des Yétis peu avant la finale laisse pantois. « La finale de la Confcup entre Grenoble et Trieste se joue dans un hangar en tôle avec une bâche en guise de toit. Le panneau d'affichage des scores ne fonctionne pas, les temps de jeu seront décomptés aux chronos à main. Le vestiaire des Yeti's se trouve dans une cabane à l'extérieur et pour le rejoindre il faut rouler sur une allée en 'lino" qui a été déposée sur le sol en pente. Il pleut et le sol est humide. Vingt-cinq spectateurs parqués pourront peut-être assister à un match de roller hockey. Nous sommes revenus au temps des cavernes. Le comité européen s'est scandaleusement déconsidéré en confiant une finale européenne à un club "Triestement" célèbre pour son incurie. C'est un manque de respect total envers les joueurs et les dirigeants des clubs. »
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