Prés de deux mois et demi après, le capitaine angloy est toujours amer de la défaite de son équipe en finale de la coupe d’Europe. Il le dit lui-même, Anglet avait « tout pour réussir ». Et pourtant, ceux sont bien les Espagnols de Valladolid qui ont été sacrés champions d’Europe ce fameux dimanche de novembre ! Petit retour sur l’évènement majeur de cette fin d’année 2010.
Apres une bonne nuit (de sommeil ?) les équipes se retrouvaient le lendemain en commençant par les matchs de classement, Rethel faisait respecter la hiérarchie française et battait l’équipe de Caen sur le score net de 3-0 (Martin Bradette réalisant ainsi le premier blanchissage du week-end). Puis, Amiens infligeait une nouvelle lourde défaite à Asiago (7-2) qui continuait sa descente aux enfers. Venait enfin le temps des demis finals et les italiens de Civitavecchia défiaient leurs hôtes basques. Mal leur en prit et les Angloys poursuivaient leur chemin vers LEUR finale en s’imposant 4 buts à 2. Ne manquait plus qu’à connaître le nom de leur adversaire espagnol, l’autre demi finale opposant Valladolid à Majorque. Et dans ce duel ibérique, les insulaires s’essoufflaient face à Valladolid qui rejoignait ainsi Anglet en finale.
Dimanche, une journée aux allures de cocotte minute, la tension montant au fil des minutes et le ciel s’assombrissant proportionnellement… Pour démarrer ? Caen s’offrait sa première victoire dans le tour final de la coupe d’Europe et clouait le cercueil d’Asiago avec un cinglant 10-5 ! Puis venait l’heure d’un classique de la Ligue Elite française avec le choc Amiens-Rethel pour l’obtention de la cinquième place. Les Amiénois disposaient de Rethélois dépassés et agacés et s’imposaient 3-0 (blanchissage de Lefranc qui répondait ainsi à Bradette). Le ciel s’assombrissant de plus en plus, la salle se remplissant également, il était temps de passer aux choses sérieuses et le match pour l’obtention de la médaille de bronze entre Majorque et Civitavecchia. Dans ce match de très haut niveau, ce furent les espagnols du Slovène Sotlar, auteur d’un match éblouissant qui décrochaient le sésame. Salle comble, orage violent coupures de courant, pas de doute, c’est LA FINALE !

Si le match démarrait en retard à cause des conditions météo, les angloys, eux, étaient à l’heure et prenaient rapidement l’avantage. « On menait 3-0, tout nous souriait », nous confie Julien Couraud, et pourtant… le match prenait une tournure bizarre, les Angloys se faisant pénaliser « On fait des fautes, qui y sont, d'autres complètement fausses mais c'est "la loi" du sport », et permettant aux Espagnols de revenir dans la partie et même de prendre l’avantage. Le match prenait des allures épiques et l’intensité mise en jeu par les deux équipes était extrême. A ce petit jeu, l’expérience des Américains espagnols faisait la différence et les Angloys ne parvenait pas à égaliser et échouait à seulement à un but, défaite 7-6.
Quand il y repense, Julien Couraud confesse qu’il a eu « du mal à dormir les premières nuits après cette finale ». On ne reviendra pas sur les décisions litigieuses, parce que cela ne sert plus à rien, et surtout parce que les gens sur place se sont fait leur propre opinion. Il faudra cependant se rappeler que c’est dans le Pays basque, un week-end pluvieux de novembre 2010, que le roller hockey français a clairement et largement démontré sa supériorité en matière d’organisation (grâce à une équipe de bénévoles hors-pair), de sérieux ou de couverture médiatique…














