Après quatre titres de vice-championne de nationale 2, Rennes décroche enfin le titre en s’imposant face à l’entente Villeneuve-Evretz. Au terme d’un retournement de situation invraisemblable, les Rennaises, menées 3-0 à la pause, remportent la finale sur le score de 6-3. Dans l’antre des Corsaires, avec un temps de breton, tous les éléments étaient donc réunis pour que les Pirates décrochent enfin un graal tant attendu.
Après une entame de match sur un rythme soutenu, l’entente Villeneuve-Evretz capitalisait sa domination grâce à Noeline Bezard d’une somptueuse reprise de volée instantanée. La partie était des plus équilibrée, en témoigne le duel à distance entre les capitaines Benoit et Philiponneau. Malgré les encouragements chaleureux du public breton, les Rennaises allaient craquer à deux reprises en l’espace de moins d’une minute, la dix-neuvième. Ruiz et Philiponneau trompaient ainsi la vigilance d’une Laurine Cruaud impuissante sur le coup. Avec un triple avantage à la pause, la finale semblait alors joué, et pourtant ...
Les Pirates contre-attaquent
De retour des oranges, le match allait prendre une toute autre physionomie. Complètement métamorphosées, les Rennaises, déchaînées, refaisaient leur retard en l’espace de dix minutes grâce à un coup du chapeau de Fanny Benoit. Aux abords de la salle, pendant la mi-temps, l’internationale bretonne avait bien remonté ses coéquipières, il était alors normal qu’elle montre la voie aux siennes. Le vent venait de tourner, et les Pirates allaient alors enfoncer le clou. Un triplé pouvant en cacher un autre, Laurine Marie rendait la pareille à sa capitaine. L’entente Villeneuve-Evretz venait d’exploser, et après quatre échecs de rang, Rennes devenait championne de nationale 2.
Grâce à sa victoire aux tirs au but dans la matinée, c’est l’entente Grenoble-Lyon qui remportait le bronze au dépend de Rezé. Avec un score de 1-1 à la fin de la prolongation, c’était Cyndie Christaud qui inscrivait le tir de barrage vainqueur.
A La Teste, Rennes 6–3 Villeneuve-Evretz (0-3,6-0)
Arbitres : MM Gharbi et Magnier
Spectateurs : 250
Buts pour Rennes : 25’21 Benoit, 32’04 Benoit, 35’33 Benoit (Piplin), 39’57 Marie (Kagan), 45’34 Marie (Benoit) et 48’43 Marie
Buts pour Villeneuve-Evretz : 12’19 Bezard, 19’08 Ruiz (Bezard) et 19’50 Philiponneau (Bezard)
Pénalités : 12’ pour Rennes et 4’pour Villeneuve-Evretz
Gardiennes de but : Laurine Cruaud pour Rennes et Céline Mairesse pour Villeneuve-Evretz
Réactions
Fanny Benoit (Rennes) : « C’est énorme, ça fait quatre ans qu’on attendait ça. Je ne sais pas trop quoi dire, mais je pense que mon visage parle pour moi. Ca a été difficile, mais nous n’avons rien lâché, on concrétise enfin notre travail, ça fait du bien. Malgré un très mauvais début, on a su finir le boulot. La saison prochaine, la N1, on a déjà hâte, mais il va falloir travailler très dur. »
Anne-Sandrine Zinger (Villeneuve-Evretz) : « Le résultat reflète le classement de la saison, le premier a gagné. Cette victoire est méritée pour Rennes, elles ont su monter leur niveau de jeu, alors que nous, nous nous sommes complètement désunies en deuxième. C’est rageant, car une fois encore, on mène, puis on se fait rattraper. C’est une belle équipe de Rennes, le résultat est logique, dommage pour nous et félicitations à notre gardienne qui a réalisé un excellent week-end. »
A La Teste de Buch, pour RHAF, Mathieu Laforgue (crédit photo: RHAF, tous droits réservés)
Candidates à leur propre succession, les Phenix de Ris-Orangis n’ont pas tremblé et défendront leur bien demain dimanche 9 juin face à Grenoble, pour un remake de la finale de la saison passée.
Nationale 1
Ris-Orangis – Bordeaux (4-1, 2-1)
Même avec la pression de favorites sur les épaules, les Franciliennes, championnes de France en titre, ont répondu présent en ce samedi 8 juin du côté de La Teste de Buch. Grâce à un premier acte maîtrisé, les Phénix remportaient la première manche avec trois buts d’écart. Basées sur des cadres solides, les coéquipières d’Aurore Gauthier, déjà de retour sur les terrains après sa mésaventure à Carpentier, prenaient rapidement le score pour mener jusqu’à 4-0. Avec trois assistances à la clé, Jennifer Auger était le symbole de la réussite offensive rissoise. Toujours présente dans les grands rendez-vous, Marina Drici y allait de son doublé. Les Bordelaises, vaillantes jusqu’au bout, étaient récompensées à cinq minutes de la fin par Anne-Laure Drurie pour un score final de 4-1.
Dans la deuxième partie, avec trois buts à refaire, les Aloses rentraient dans la partie tambour battant, et Gaëlle Kerguiduff ouvrait la marque dès la deuxième minute. Bordeaux poussait, mais buttait alors sur Marion Mousseaux, excellente sur l’ensemble de la série. Ris-Orangis gérait la partie, et profitait d’un gros temps fort pour revenir à la marque grâce à la passeuse maison du matin, Jennifer Auger. L’écart était trop important pour les Aloses, et Marina Drici clôturait les débats dès l’entame de la deuxième mi-temps. A l’image de Lou Pierrot, les « locales » tentaient le tout pour le tout, mais les Phénix étaient simplement plus fortes. La partie se finissait sur le score de 2-1, les tenantes du titre défendront donc leur titre demain dimanche.
Grenoble – Anglet (2-1,2-1)
On nous avait annoncé un match à couteaux tirés, et ce fut bien le cas. Au terme d’une première période marquée par des lacunes de part et d’autre dans le dernier geste, les deux équipes rentraient aux vestiaires sur un score vierge. Au retour de l’entracte, la partie se débridait un peu plus et Vanessa Abrisqueta déjouait la défense grenobloise pour ouvrir la marque. Dix minutes à faire, et les Yetis, légèrement au dessus sur l’ensemble de la rencontre, voyaient leurs efforts récompensés par la paire Pogu-Dalzotto. Dans un premier temps buteuse, « Dalzot’ », en supériorité numérique, feintait le frappé fort pour offrir une merveille de passe à Elisa Pogu qui donnait ainsi l’avantage aux siennes. La fin du match était des plus spectaculaires, mais ni Manon Violette, ni Camille Pineau ne cédaient à nouveau. Les deux gardiennes, à l’image de Marion Mousseaux dans l’autre série, faisaient le job. Grenoble s’imposait donc 2-1, et allait aborder la deuxième rencontre avec un tout petit but d’avance, un moindre mal.
La deuxième manche partait sur le même rythme que la première, les deux équipes ne se faisant aucun cadeau. Un peu comme lors de l’épilogue du premier match, c’était la turbulente Américaine Elisa Pogu qui débloquait la situation. D’une assistance bien sentie, elle servait Esther Blanc qui ouvrait la marque. Avec désormais un double avantage sur la série, les Yetis laissaient venir les Artzak, bien impuissantes devant les barres de Manon Violette. Le score restait alors figé de longues minutes, jusqu’à que Marion Dalzotto, déjà en vue en début d’après-midi, double la mise. Anglet, pas décidé à laisser filer les Alpines, égalisait dans la foulée par Vanessa Abrisqueta. Malgré de nombreuses tentatives, les Basques restaient muettes. Grenoble laissait filer le temps et obtenait ainsi leur ticket pour la grande finale, qualification somme toute méritée sur l’ensemble des deux confrontations d’un niveau fort agréable.
Nationale 2
En marge de la nationale 1, Rennes, Rezé, Villeneuve-Evretz et Grenoble-Lyon se disputaient la succession de Reims en nationale 2
Dans la première série, Rennes a survolé les débats. En s’imposant 4-0 puis 6-2, les Bretonnes n’ont fait qu’une bouchée de la formation de Rezé. Laurine Cruaud, gardienne rennaise était belle et bien satisfaite du travail des siennes à l’issue de la rencontre, et avec déjà un peu la tête à demain dimanche : « Cette série va dans la continuité de notre saison, notre objectif d’atteindre la finale est atteint. Nous sommes capables d’élever notre niveau de jeu, aujourd’hui encore nous nous mettons un peu trop au niveau de nos adversaires. En finale, nous nous attendons à un match plus serré, il faudra faire tourner plus le palet et jouer notre vrai jeu si nous voulons aller au bout. »
La seconde série, celle des ententes, fut bien plus disputée. Villeneuve-Evretz, plus efficace en fin de rencontre lors du premier match, conservera ses deux buts d’avance au terme d’un deuxième acte qui se concluera sur un nul 3-3. Pour Lucile Philiponneau, capitaine gagnante, certes la victoire est acquise mais demain est un tout autre jour : « Nous sommes contentes de notre fin de match de ce matin. Ces deux buts d’avance nous font le plus grand bien, et même si cela a été difficile, nous avons réussi à ne pas craquer, et ce malgré la fatigue. Nous avons fait ce qu’il fallait pour rejoindre la finale, maintenant, face à nos adversaires de toujours, Rennes, la finale s’annonce palpitante. »
Les résultats : Rennes - Rezé (4-0, 6-2) et Villeneuve-Evretz - Grenoble-Lyon (4-2, 3-3)
Le programme de dimanche
N2 : Petite finale 9:00 Rezé – Grenoble-Lyon et finale 13:00 Rennes – Villeneuve-Evretz
N1 : Petite finale 11:00 Bordeaux - Anglet et finale 15:00 Ris-Orangis – Grenoble
A La Teste, Mathieu Laforgue
C’est au bord de l’Océan Atlantique, dans l’antre des Corsaires de La Teste, que va se jouer le titre de championne de France ce week-end (8-9 juin). Candidates à leur propre succession, les joueuses de Ris-Orangis font office de favorites du plateau. Pour empêcher les Phénix d’un deuxième succès de rang, Grenobloises et Angloyes semblent les mieux armées, les Yetises comptant ainsi au passage récupérer un titre acquis en 2011. De son côté, Bordeaux, en quelque sorte à domicile, fait figure d’outsider. En marge de la Nationale 1, et dans le même format de deux matchs de demi-finales samedi et un match sec en finale dimanche, la Nationale 2 fera également parti de la fête.
Ris-Orangis – Bordeaux
Premières de la saison régulière, les Phénix ont la faveur des pronostics. Pour les Aloses, l’on imagine bien que l’on a encore dans un coin de sa tête le gros coup réalisé il y a deux ans à Toulouse face à ces mêmes franciliennes. Avantage Ris donc, mais gare toutefois au collectif bordelais probablement soutenu par une large partie du public.
Marion Mousseaux (gardienne, Ris-Orangis) : « Nous avons fait une saison régulière quasi-parfaite, avec seulement deux défaites lors de la dernière journée à Grenoble. Nous abordons sereinement ces finales, nous sommes prêtes à en découdre. Nous retrouverons Bordeaux en demi, pour deux parties qui s’annoncent accrochées. En effet, sur toutes les confrontations de cette saison, il n’y a eu que des parties avec des scores très serrés. Rien n’est gagné d’avance, ce sera difficile, mais nous serons présentes, avec l’envie de bien faire et de conserver notre titre. »
Gaëlle Kerguiduff (avant, Bordeaux) : « Nous sortons d’une première partie de saison honorable. L’équipe a progressé au fil des matchs, nous avons même su élever notre niveau sur certaines parties. Accrocher une prolongation face à Ris ou Anglet, ou battre Grenoble, sont des résultats significatifs de notre progression. Maintenant, nous savons ce qu’il nous reste à faire, battre les Phénix, premières de la saison. Nous l’avons déjà fait à Toulouse sur un match éliminatoire, et je pense que nous pouvons le refaire. La piste de La Teste est vraiment excellente, à nous de nous déchirer pour rejoindre la finale. »
Grenoble-Anglet
Entre les Grenobloises, deuxièmes, et les Angloyes, troisièmes, cette demi-finale sent bon la guerre de tranchées. Une chose est sûre, l’issue de la rencontre dépendra du rendement des deux gardiennes internationales, Manon Violette et Camille Pineau. Avec deux victoires pour chaque formation lors des affrontements en saison régulières, il faudra bien un vainqueur cette fois ci.
Marion Dalzotto (avant, Grenoble) : « Nous terminons la phase de classement à la deuxième place, comme l’an dernier. C’est une satisfaction, et ce malgré un passage à vide en début d’année, où nous avons enchainé quelques défaites. Nous sommes parvenues à nous remobiliser et renouer avec la victoire, de façon à se positionner aux mieux avant les demies. La configuration est la même que l’an passé, avec le même adversaire : Anglet. Avec une rencontre qui se joue sur deux matchs, le physique risque de peser dans la balance. Nous restons sur deux victoires face aux Angloyes, et dans des parties toujours accrochées, il faudra se méfier et ne pas faire preuve d’excès de confiance. Elles ont une très bonne gardienne et un effectif solide, ça nous promet deux belles oppositions. »
Marina Fagoaga-Jalinier (arrière, Anglet) : « Nous avons fait évolué les lignes au long de l'année, et je pense que nous avons trouvé un bon équilibre. Nous avons fait une bonne saison dans l'ensemble, même si Nous sommes passés à côté de quelques matchs tout de même. Le week-end à Arcachon s'annonce quant à lui solide, Grenoble a une très belle équipe à la base, renforcée par Elisa (Pogu) qui apporte beaucoup à l'effectif. Nous allons avoir deux matchs difficiles samedi. Je pense que sur le papier Grenoble est favori, mais je crois en mon équipe pour allez chercher l'exploit, et aller en grande finale !
Demandez le programme
Samedi 8 juin
Nationale 1 : Ris-Orangis – Bordeaux (12:00, 18:45) et Grenoble – Anglet (13:45, 20:15)
Nationale 2 : Rennes-Rezé (9:00, 15:30) et Evretz-Villeneuve – Grenoble-Lyon (10:30, 17:15)
Dimanche 9 juin
Nationale 1 : Petite finale 11:00 et finale 15:00 Nationale 2 : Petite finale 9:00 et finale 13:00
Mathieu Laforgue (crédits photos : Blackghost, tous droits réservés)
La saison 2011-2012 est maintenant bel et bien terminée pour la joyeuse bande des féminines. Les "moulettes", comme elles aiment se surnommer, auront livré une bataille difficile cette année, le long d'un parcours semé d'embuches. Terminer cinquième de Nationale 1 (pour la troisième année consécutive) a été une tâche difficile pour ce groupe dont les niveaux étaient très hétérogènes et qui n'a pas été épargné par les blessures. Derrière les quatre habituées des finales, Seynod fait encore figure d'outsider mais aura tout de même su délivrer quelques prestations remarquables en fin d'année. Ce sont sans doute ces petits "exploits" qui ont encouragé la plupart des joueuses à poursuivre l'aventure la saison prochaine.La tâche s'annonce encore une fois délicate, car l'équipe vit en ce moment une période "charnière" de son histoire. La retraite annoncée de sa capitaine Stéphanie Parent marque d'abord un vrai tournant. L'absence de celle qui a tant donné à ce groupe depuis plus de dix ans va sans doute être difficile à digérer au cours des premières semaines de reprise. Le départ ensuite d'une figure emblématique de l'équipe, Coline Buevoz (pour une durée indéterminée), va beaucoup peser et il sera très compliqué de la remplacer à la pointe de l'attaque.
Autre absence à prévoir pour une partie de l'année, Laurianne Boisson, intraitable pilier de la défense seynodienne, qui ne pourra revenir aider ses partenaires qu'en début d'année 2013. Il faut ajouter à cela le déménagement de Dimitri Gauthier, entraineur adjoint dont l'aide précieuse manquera énormément. Bref, c'est tout le vestiaire des roses qui va devoir s'adapter à une saison qui sera sans doute un peu différente des précédentes.
Fort heureusement, les "moulettes" ne sont pas du genre à baisser les bras et l'équipe trouve dans son malheur quelques bonnes raisons de rester optimiste. Elle pourra compter pour commencer sur le retour de ses mamans ! Depuis de nombreuses saisons, comme une sorte de tradition, les filles de Seynod ont expérimenté le "baby-turnover" : Pendant que les unes jouent, les autres mettent au monde la relève, puis reviennent pendant que les premières enfantent à leur tour, etc… Ainsi la saison à venir permettra à Marie Tramblay et Eloise Bernard de reprendre leur place pour la plus grande joie de leurs coéquipières.
Autre bonnes nouvelles, Seynod étoffera son effectif avec une ou deux recrues. Si il peut d'ores et déjà officialiser la venue de Lucile Piguet (Besançon), l'entraineur préfère rester prudent quant aux autres contacts établis ces dernières semaines. Une deuxième gardienne pourrait selon toute vraisemblance venir épauler Melissa Millioud, mais là encore il est un peu tôt pour le dire.
En conclusion, l'équipe sera au rendez-vous pour ce nouveau championnat avec des ambitions mesurées et un objectif à définir en septembre quand le groupe sera connu.
Communiqué de presse du Seynod RILH

On les voyait mal parties alors que la deuxième période les a mises sous une pression grenobloise incessante. Mais Ris-Orangis est une équipe qui ne renonce pas. Avec une fin de match époustouflante, et un doublé de Marina Drici, les Phénix remportent le troisième titre national de leur histoire, réalisant au passage un joli doublé coupe – championnat.
Le début de cette finale 2012, entre deux équipes qui avaient déjà empoché deux fois le trophée, était conforme aux attentes. Grenoble, double champion en titre, face à la furia offensive de Ris-Orangis devait avant tout savoir défendre. Car c’est bien connu, si on peut attaquer, on a le devoir de défendre, à plus forte raison contre les Phénix. Les Franciliennes donc, allaient faire le jeu, patienter puis accélérer, temporiser puis mettre la pression. De son côté, Grenoble gérait parfaitement ces changements de rythme, s’appliquait à rester en place pour ensuite récupérer le palet. Ceci fait, les Yeti’s ne comptaient pas leurs efforts pour sonner la charge sabre au clair et tenter de prendre de vitesse du équipe rissoise pas toujours au fait du backcheck.
Ris qui faisait d’ailleurs une lourde erreur sur un changement de ligne peu avant la huitième minute. Il n’en fallait pas plus à Mario Dalzotto pour filer au but, seule, mais Marion Mousseaux fermait la porte. La gardienne rissoise, allait être de plus en plus sollicitée, notamment en raison de plusieurs punitions subies par son équipe. Mais le jeu restait bien francilien, et quand la défensive trouvait une passe parfaite au loin pour Léna Rault, c’est le talent de Manon Violette qui maintenait le score à 0-0. Le temps s’égrenait, avec toujours cette domination blanche bien que Grenoble se montrait de plus en plus décidé à ne pas seulement défendre. Cécile Marcone, en supériorité, mettait la pression sur Mousseaux en trouvant le poteau. La fin de période confirmait la domination des filles de Cédric Pugin, sous les yeux de la nouvelle présidente rissoise, Patricia Fauchon. Mais rien ne se passait, hormis un ultime sauvetage de Violette en toute fin de période sur Léna Rault, très en vue ce week-end.
Autre période, autre match
La deuxième période est très simple à analyser. Grenoble a outrageusement dominé pendant une grosse douzaine de minutes et les rôles étaient tout simplement inversés. Totalement transfigurée, la formation iséroise allait prendre les Phénix à la gorge et ne leur laisser que quelques toutes petites miettes sur de très rares contres. Grenoble a produit un jeu rapide, précis, puissant et n’a jamais relâché la pression. Pour autant, si les Yeti’s étaient aux affaires, la finition restait incertaine et les lancers peu dangereux. Marion Mousseaux était là quand il fallait, sans forcer.
Et à dominer de la sorte, il arrive parfois des coups du sort. Léna Rault s’amenait en fin de période sur la cage pour suivre un rebond précieux, ça n’était pas pour cette fois. Pas plus pour Grenoble lorsque Maud Cochard donnait un palet en or à Camille Jabéa seule devant Mousseaux, toujours pas. Le coup du sort, pour les Grenobloises, il arrivait à moins de deux minutes de la fin. Tout le monde se voyait filer vers une prolongation quasi certaine. On sentait les deux équipes sur la défensive, on ne prenait plus de risque. Mais voilà, le week-end a mis en lumière un duo en très grande forme. Léna Rault débordait sur la gauche puis servait Marina Drici… « Tannante » glissait le puck entre les jambes de Manon Violette. Temps mort demandé, Grenoble sortait sa gardienne et Marina Drici ne se faisait pas prier pour claquer une cage vide.
On peut dominer Ris-Orangis, mais ne pas marquer contre cette équipe amène forcément à prendre le risque de voir le match tourner en un clin d’œil. La finale de N1 2012 en est une nouvelle fois l’illustration et aussi la preuve que si Ris est puissant offensivement, c’est également une équipe capable de défendre de la plus belle des manières.
REACTIONSAnaïs Garcia (avant de Ris-Orangis)
« On espérait mener au terme de la première période et on se laisse un peu aller en seconde période et elle nous domine vraiment. On a douté et j’ai pensé qu’on devrait aller en prolongations. Mais on les a toujours battues cette saison et quand on marque, j’étais certaine que le titre était pour nous. C’est mon premier championnat gagné, je suis super heureuse ! »
Esther Blanc (avant de Grenoble)
« On avait pas forcément fait de plan de jeu, sauf les contenir. En deuxième période on n’avait plus le choix, il fallait aller les chercher et essayer de marquer. Mais voilà, une fois encore leurs individualités ont fait la différence. On voulait garder le trophée une nouvelle fois mais c’est une belle saison malgré tout. »
A Nice, Salle Toni-Bessi, Ris-Orangis bat Grenoble 2-0 (0-0 ; 2-0)
Arbitres : MM. Plazené et Do Van Ngoan
Spectateurs : 200
Buts pour Ris-Orangis : 48’41 Drici (Rault), 49’16 Drici
Pénalités : 6’ pour Grenoble, 8’ pour Ris-Orangis
Gardiennes de but en jeu : M. Violette pour Grenoble, M. Mousseaux pour Ris-Orangis
A Nice, Yann Maillet
(Crédit photos : Myriam Leprince pour la FF Roller Sports)
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| J | Pts | ||
| 1 | Ris Orangis | 10 | 30 |
| 2 | Anglet | 10 | 22 |
| 3 | Grenoble | 10 | 15 |
| 4 | Bordeaux | 10 | 15 |
| 5 | Reims RHR | 10 | 4 |
| 6 | Seynod | 10 | 3 |
| J | Pts | ||
| 1 | Evretz / Villeneuve la G. | 4 | 12 |
| 2 | Rennes | 4 | 12 |
| 3 | Grenoble 2 | 4 | 6 |
| 4 | Lille | 2 | 3 |
| 5 | Amiens | 4 | 3 |
| 6 | Rezé | 2 | 0 |
| 7 | Saint Médard | 4 | 0 |
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