Ce samedi pour la septième journée de la Ligue Elite, les Yet'is de Grenoble s'en vont défier sur leurs terres les Artzak d'Anglet. C'est un match de haut vol qui s’annonce. Les Artzak qui sortent d'une défaite chez les Hawks d'Angers seront avides de se racheter. Et Grenoble après sa prestigieuse victoire face au leader, Rethel, devra tenir le rythme et rester solide
Les Artzak, deuxièmes de la Ligue Elite avec douze points, sacrés champions de France deux années consécutives en 2009 et 2010 et vice-champions d'Europe l'année dernière connaissent un début de saison mitigé. Ils tiennent le rythme mais ont connu deux défaites, aussi surprenantes face à Paris (6–5), que troublante à Angers (4-3). La première de ces deux revers, à Paris après dix-huit mois en saison régulière sans être vaincu, était une alerte de taille pour les Basque. « On s'est pris pour d'autres et eux ont joué en équipe solidaire sans rien lâcher jusqu'au bout. Ils ont mérité leur victoire. C'est une sacrée surprise pour un champion de perdre chez le promu », confie Jean-François Ladonne, arrière d'Anglet et de l’équipe de France.
La défaite de samedi dernier à Angers, équipe historiquement dangereuse pour les Basques n'a su les faire réagir qu'en seconde période après qu'ils aient encaissé trois pions en première, sans en marquer un seul. « Jouer la moitié d'un mach ne suffit pas, on a eu pas mal de powerplay mais on n’est pas capables de marquer des buts. On manque d'efficacité », poursuit Ladonne.
Cette saison, les Artzak présentent pourtant un effectif de luxe surarmé. Pas moins de huit internationaux français dans ce qui est peut-être le meilleur effectif du championnat. Julien Couraud, Karl Gabillet, Baptiste Boitard, Nicolas Ruel, Jeff Ladonne, Gérome Guérin, Yoann Jallinier (arrivé de Grenoble en cour d'été), Jeremy Lapresa ainsi que l'international américain Bryan Ganz font d’Anglet un cador réputé intouchable.
Cependant, intouchables sur le papier, mais friables sur le terrain. L'individualisme semble primer au dépend du collectif. « Il nous manque l'envie de travailler les uns avec les autres et de comprendre que celui qui gagne le match, c'est l'équipe », regrette Jeff Ladonne. Comme l’évoquait Romuald Huot-Marchand dans une interview accordée à notre site, le sentiment demeure que le groupe n’est pas redescendu sur terre après avoir doublé son titre de champion en juin dernier. Anglet semble en effet vivre sur ses acquis. « Depuis le début de la saison, on n’a pas été capables de faire cinquante minutes de jeu de haut niveau comme on devrait le faire », explique l’arrière de l’équipe de France.
Ladonne : "On doit se racheter"
Les Yeti's quant à eux se remettent de leurs émotions de samedi dernier après avoir vaincu Rethel 4-0. Ils ont su montrer une fois de plus, que ne partants pas favori de la rencontre, ils étaient une équipe composée de joueurs de talent et de jeunes prometteurs. Leur solidité et leur mental a su faire effet face à une équipe rethéloise loin de son jeu et attendant désespérément le coup d’éclat de l’une de ses stars. La cohésion de Yeti's prêts à se battre les uns pour les autres est ce qui a certainement fait la différence. Grenoble, club inscrit au patrimoine français du roller hockey, possède une carte génétique qui rend son équipe capable de surprendre n’importe qui. Reste à savoir si ce groupe ne se reposera pas sur sa victoire.
Clairement, ce samedi à Anglet l'enjeu sera de taille sur chacun des bancs. Les Artzak sortants chercheront à laver l'affront et à prouver enfin leur valeur attendue. Ils devront privilégier le jeu collectif et mettre à profit leur excellent effectif en assurant un jeu solidaire, sans faire preuve de laxisme. Les Basques devront résister à une attaque grenobloise gagnée par la confiance, et surtout ils devront déjouer un Hugo Rebuffet plus que solide contre Rethel. L'équipe sera presque au complet avec le retour du capitaine Julien Couraud et de Nicolas Ruel. Denis Gravé, victime d’une fracture à un orteil, sera sans doute absent jusqu’à la fin du mois. Anglet part avec l'intention de racheter ses défaites et de gagner en confiance, comme le confirme Jeff Ladonne. « Se racheter et de prouver ce qu'on vaut pour essayer d'emmagasiner un peu de confiance avant Amiens et la coupe d'Europe. Notre équipe est capable du meilleur comme du pire. Grenoble est une équipe à prendre au sérieux et qui pourrait aller jusqu'au bout. »
Les Yeti's quant à eux, devront tenir le rythme et ne pas fléchir face aux assauts des adversaires. Ils devront rentrer dans le match très vite et marquer tôt pour ainsi faire douter Anglet. Les Dauphinois devront garder la tête sur les épaules et rester solides autour de leur gardien. Suite à une blessure à la cheville, samedi dernier, Jolan Mogniat-Duclos reste incertain pour cette rencontre.
En marge de cette présentation, retrouvez le « Trois questions à Julien Bonnière »
Lydie Lapprand, correspondante à Grenoble pour RHAF
(Crédit photo : La Taverne photographique / Black Ghost et DR)














