Après une première phase en demi-teinte les Bleus disputaient face au Canada leur quart de finale du Mondial italien. Malheureusement pour les Français, leur inefficacité chronique devant la cage allait leur coûter une nouvelle fois la rencontre. Le Canada s’imposait 3-0 avec dans sa cage un Martin Bradette tout simplement exceptionnel. La fête nationale a tourné court.
Premier round : Canada
Les Bleus rentraient parfaitement dans la partie. Deux shoots dès l’entame mais dans la cage Martin Bradette veillait au grain. L’on attendait quelques minutes pour voir les Canadiens prendre un peu plus le jeu à leur compte. C’était bien lancé dans la défense française que Jason Allan, d’un tir en revers, glissait le palet au dessus de la mitaine de Roman de Preval (0-1).
Loin d’être découragés, les Français repartaient à l’attaque mais le portier canadien n’était décidemment pas enclin à laisser sa cage ouverte. Le Team Canada gérait son précieux but d’avance. Alternant jeu court et jeu long, il dictait le rythme de la rencontre. La France n’était plus dangereuse qu’en contre mais une fois encore Bradette régnait sur sa ligne. Yoann Jalinier, d’un frappé lointain, puis Renaud Crigner, en break, se cassaient les dents sur le dernier rempart québécois.
Les Bleus commençaient à piétiner, balbutiant peu à peu leur hockey. Coup sur coup ces derniers se retrouvaient en double infériorité numérique. Une double supériorité gérée de main de maître par des Canadiens qui réalisaient le break à quelques minutes de la pause (0-2). Jamie Visser envoyait un gros lancé frappé à la pointe qui, dévié par John Clewlow, trompait de Preval pour la deuxième fois de la soirée. De Preval, à quelques secondes de la mi-temps, réalisait un arrêt exceptionnel évitant ainsi aux Bleus un retour aux vestiaires avec trois buts de retard.
Second round: Canada part KO
La deuxième période repartait comme la précédente s’était terminée, le dernier rempart de la défense française évitant tour à tour un double break canadien.
Que dire alors de la prestation de son homologue adverse ? Car si de Preval a réalisé une partie honorable celle de Martin Bradette rimait avec la perfection. Jérémy Lapresa n’en dira pas le contraire échouant à deux reprises sur un gardien en apothéose. Impérial sur ses bases, le Québécois allait pourtant connaître un drôle de mésaventure. Sur un lancé lointain suivi d’un arrêt au sol, il devait, suite à ce que l’on apprendra plus tard être une déchirure musculaire, laisser sa place à Mark Servos. C’est sans doute la fin du Mondial pour Martin Bradette, un avis plus poussé sera donné dans la journée de vendredi.
Ce qui aurait pu être le tournant de la partie ne le serait pas pour les Bleus. A peine arrivé dans l’arène, Mark Servos, le back up canadien devait faire face à un double avantage numérique français. Et là encore, le syndrome dont sont atteints les Français depuis le début du Mondial refaisait surface. Pendant près de trois minutes, aucun des Bleus ne trouvait l’ouverture. Deux poteaux plus tard et une défense canadienne avec à sa tête un Phil Boudreault héroïque, et ce double avantage numérique n’était plus qu’un lointain souvenir.
C’était dans ce même exercice qu’Andrew Rhodes crucifiait tout espoir français. Ce troisième but du Canada étant synonyme de demi-finale du Mondial pour la bande à Jason Allan (0-3).
Les Français quittent la scène mondiale par la petite porte et la tête bien basse. Indéniablement, des enseignements devront être tirés de tout ceci. Mais ce n’est ni le lieu ni le moment de le faire. Demain à 14h, les Bleus affrontent les Britanniques pour le début des matchs de classement.
A Roccaraso, Canada 3-0 France (2-0,1-0)
Arbitres : MM Louer (USA) et Pfeifer (ALL)
Spectateurs : 600
Buts pour le Canada : 2’30 Allan, 16’05 Clewlow (Visser Jam.), 37’22 Rhodes
Pénalités : 6’ pour le Canada, 22’ pour la France (dont 10’ pour méconduite à V. Charbonneau)
Gardiens en jeu : M. Bradette pour le Canada, R. De Preval pour la France
Réactions
Richard Ropchan (coach du Canada)
« C’est un match serré dans lequel les deux équipes ont eu des opportunités. La France a très bien joué selon moi, mais c’est certain qu’en ne marquant pas à quatre contre deux, c’est compliqué pour eux. J’étais certain qu’ils allaient marquer et revenir. Nous perdons Martin Bradette sur une blessure assez sérieuse (déchirure musculaire, à confirmer). C’est un coup dur, mais j’ai confiance en Mark Servos. »
Frederick Corbeil (arrière du Canada)
« C’est un bon match qui aurait pu tourner. Mais si tu ne marques pas en power-play, tu ne peux pas gagner. Nous l’avons fait, pas les Français. C’est une bonne équipe, mais ils ne sont pas menaçant, s’ils marquent en fin de rencontre on a du souci à se faire. Ce soir, le pays du hockey l’emporte et je pense que c’est normal. Contre l’Italie en demi-finale, c’est l’envie qui va donner le vainqueur. »
Mark Servos (gardien du Canada)
« Au moment de la blessure de Martin, j’ai eu quelques instants pour me préparer à rentrer. Je me suis très vite concentré, je savais que je devais tenir la baraque pendant huit minutes. Je ne voulais pas décevoir mon équipe. Je n’ai pas eu le temps de stresser ou d’être nerveux. Selon moi, le 3-0 du Canada ne veut rien dire, les Français nous ont pressés et on a eu chaud par moments. »
Clément Grégoire (arrière de la France)
« On a pris des lancés oui, on a joué, oui, mais pendant quinze minutes. Or un match ça dure quarante minutes. On est loin au marquage, on ne les presse pas, on prend des pénalités parce qu’on est en retard. On les a regardé et on a manqué de hargne. »
Hugo Notturno (arrière et capitaine de la France)
« Il nous manque quelque chose, mais je ne sais pas ce que c’est. Un problème psychologique ? Je ne sais pas. Manque de foi, manque d’envie… Il n’y a jamais eu de révolte, même à quatre contre deux face à un gardien qui vient de rentrer. On n’est jamais rentrés dans ce Mondial, on n’est pas tous ensemble, on n’a rien mis en application… »
Jeff Ladonne (arrière de la France)
« On avait tout pour réussir, mais on n’a pas tout fait pour ça, tout simplement. Les matchs de poule et les quarts de finale, ça n’est pas exactement la même chose, tout le monde ne l’a peut être pas compris… C’est bien ce match contre le Canada qu’il faut analyser, pas les autres. Cette rencontre met tout en évidence. Il ne nous reste plus qu’à sortir la tête haute, si on sait au moins faire ça… Le reste, ce que j’en pense, ça me regarde. »
A Roccaraso, Mathieu Laforgue (Crédit photo : Roller Addict)
Réactions recueillies par un Yann Maillet dépité















Commentaires
bein faut rester a la maison .
boh je ne vois pas pourquoi !!!
en lisant entre les lignes ... l’état d'esprit de tous ne semble pas irréprochable... ! c bien beau le sélectionneur .... c pas lui qui jouait ! j'ai cru comprendre que certains en rêvent mais bon ....
pourquoi on a pas plus de gachette en équipe de France?
Je vois pas vraiment qui d'autre aurait pu être là pour inverser la tendance. Les avants qui sont en Italie sont quand même connus pour marquer beaucoup dans le championnat.
La question n'est pas une rhétorique, je suis vraiment intéressé par la réponse parce que j'ai l'impression que tu penses à quelqu'un(s ?) mais perso je vois pas du tout.
a part Boitard,il n y a pas bcp de jeunes qui sortent du lot ds le chpt elite,mais si tu as une liste j'ecoute,tu feras parmis de tous ces selectionneurs en herbe.
Je ne pense à personne justement. je me demande pourquoi on a pas plus de gachette.
s'ils marquent beaucoup dans notre championnat, et peu en internationnal est ce que ca veut dire que finalement le niveau de notre championnat n'est pas si bon qu'on veut le croire?
est ce que ca vient du niveau, du fait que l'on joue sur du 40X20 et qu'on passe en 60X30, est ce qu'il y a un probleme de formation ?
ca en fait des questions que je me pose
Je ne pense pas que se soit un problème de gâchettes car on a du niveau quand même... peut être sont ils arrivés émoussés après une saison qui a pu paraitre longue pour certains.
est ce que ca vient du niveau, du fait que l'on joue sur du 40X20 et qu'on passe en 60X30, est ce qu'il y a un probleme de formation ?
ca en fait des questions que je me pose
pfffffff c'est pour cela qu'anglet a tenu la dragée haute a valladolid en finale de coupe d'europe ! c'etait même au dessus de ces equipe la en face !
non ya un truc ou plusieurs ( émoussés, ambiance etc...) surement .... après des jeunes pour jouer a ce niveaux t'en a pas 10 par an non plus ...peut etre juste un accident , pas de quoi en faire un fromage , et attendons, des gars vont éclore ! on a un des meilleurs championnat tout de meme !!
des benoit ladonne et cie ca se remplace pas facilement a priori mais gabillet peut le faire , il l'a prouvé !!!
il a surement manqué cette année... (en revanche je ne sais pas pourquoi il n'était pas la.. je ne pense pas que ce sois un choix de B.Séguy!)