Juniors

RHAF suit les Juniors de l'Equipe de France, nos bleuets!

Dernier arrêt avant Mâcon !

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PXR_Photo0501Ce week-end avait lieu à Caen, Montpellier et Paris, les regroupements de détection des équipes de France Jeunes et Espoirs. Près de quatre-vingt joueurs étaient répartis sur ces trois lieux pour essayer de gagner une place au stage de février 2012 à Mâcon en vue de former l’équipe nationale qui partira en Colombie l’été prochain. Nous étions à Montpellier pour suivre ces deux jours de lutte…
L’ambiance est studieuse, attentive et quand le « détecteur » parle, les minots écoutent religieusement, presque au garde à vous. Ce camp d’entraînement, croyez le bien, n’a rien d’une partie de rigolade pour ces mômes (nés de 1993 à 1996). Sitôt l’exercice expliqué au tableau, sous l’œil attentif et scrutateur des parents présents en tribunes, les groupes se mettent en place dans les coins, au centre, les gardiens sont prêts et voilà le coup de sifflet du top départ. Il ne faut pas longtemps pour voir que le coup de patin est décidé, que les passes sont appuyées que les lancers sont envoyés avec vigueur et détermination. Et à chaque but encaissé ou presque, les gardiens s’agacent.
Au complexe Albert-Batteux de Montpellier, ce sont vingt-huit jeunes du sud qui sont là pour en découdre, bien décidés de marquer des points auprès d’Hugo Rebuffet, le cadre technique national, qui ne manque rien des débats. « Il n’y a pas de stéréotype du joueur sélectionnable, explique ce dernier. Nos critères de sélection sont basés sur le niveau général. C'est-à-dire avant tout la capacité à jouer à quatre, la pertinence dans la prise d’information et donc la lecture du jeu. Viennent ensuite la technique et la motivation ainsi que la condition physique. Cette donnée est difficile à évaluer à cet âge car chaque jeune évolue dans un club différent et à des niveaux de jeu qui ne sont pas toujours comparables. »
Photo0505Plusieurs joueurs présents, notamment chez les arrières, présentaient de gabarits de Forts des Halles, est-ce un atout recherché ? « Il est évident que si un arrière possède un gabarit qui lui permet de gagner les duels, on va y faire attention, poursuit Rebuffet. Mais si ce garçon est léger dans les relances, dans le placement ou la lecture du jeu, ça change la donne. »
Et quand le superviseur d’un regroupement de détection est également le gardien de l’équipe de France, évidemment, se pose la question des gardiens de but. Sur quels critères sont évalués ces jeunes portiers et les deux matchs de confrontation joués sont-ils décisifs ? « Non pas du tout, confirme Hugo Rebuffet. C’est difficile d’évaluer un gardien sur une mi-temps de vingt minutes. Tout le monde peut prendre un ou deux mauvais buts dans un tel laps de temps, ça ne doit pas rentrer en compte. Pour les joueurs, les matchs sont importants, mais pour les gardiens ce sont surtout les entrainements qui permettent de prendre des infos. En deux exercices, on est tout de suite capable de voir les points forts et les points faibles d’un gardien. »
Bernard Seguy et Eric Perraudin supervisaient respectivement les regroupements de Caen et de Paris. Place désormais au débriefing pour un envoi des convocations prévu d’ici à la fin de l’année, peut-être avant. Bernard Seguy, le directeur des équipes de France nous expliquait par téléphone une donnée importante dans la composition du prochain groupe France. « Une directive internationale fait que les joueurs de 1992 sont encore éligibles cette année. De fait, l’intégralité de l’équipe qui a décroché le bronze à Roccaraso pourrait être reconduite. A partir de cette information, beaucoup de paramètres entrent en compte et nous devons peser les arguments de la reconduction d’un groupe dans son ensemble ou bien de l’intégration de nouveaux joueurs en vue du départ des plus vieux l’année suivante. »
A Montpellier, Caen et Paris, les joueurs ont rempli leur part du contrat. Place désormais aux choix des décideurs.

REACTIONS

Au terme de la journée de dimanche à Montpellier, deux joueurs ont été pris au hasard pour répondre à nos questions, un dans la formation sud-est, l’autre dans la formation sud-ouest.

Julien Uriot (arrière de La Teste, Ligue Aquitaine, 1996)
« C’est la première année que je suis éligible pour ce regroupement et j’avoue que je suis arrivé avec la boule au ventre. Franchement, je venais ici pour découvrir. L’intensité et le niveau physique correspondaient à ce que j’attendais. Le début a été un peu compliqué mais rapidement j’ai pris mes marques. Etre ici, c’est une fierté personnelle mais aussi pour mon club. L’équipe de France, oui c’est un objectif, évidemment. Même si je sais que j’ai encore des choses à prouver. »

Gabriel Berthet-Nivon (arrière de Grenoble, Ligue Rhône-Alpes, 1996)
« C’est super d’être là, le niveau de jeu est vraiment élevé. Pour des premières années comme moi, le but c’est de donner son maximum, sans trop calculer. Le but évidemment, c’est de pouvoir rejoindre un stage France et de pouvoir prétendre à l’équipe première des Yeti’s. Mais ça n’est pas une idée fixe pour autant, même si j’y pense. C’est toujours bien de viser haut, on est là pour ça. Ce terrain à Montpellier est vraiment chouette. Est-ce que je pense être retenu ? J’espère, naturellement. »

Yann Maillet (Crédit photos : RHAF. Droits réservés)

 

Mondial Juniors: Les Bleuets en démonstration

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Quelques minutes après le succès des filles, c’était au tour des Bleuets d’entrer en scène. Un deuxième France – Espagne pour là aussi délivrer au vainqueur une médaille de bronze, mais cette fois ci dans le cadre des championnats du monde Juniors.

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Hiroshi Daveau gardien de la forteresse française

Pas de round d’observation pour débuter cette partie entre deux équipes qui se connaissent par cœur. Au terme d’une entame très équilibrée les différents protagonistes se rendaient coup pour coup. Si les attaques allaient de part et d’autre, la première véritable occasion de but était à mettre au crédit des Espagnols. Moment choisi par Hiroshi Daveau pour nous faire l’étalage de son talent. Battu sur le shoot, le portier international lançait en désespoir de cause sa jambière au second poteau et déviait le palet hors de la cage. Solide défensivement, la France procédait en contre en cette fin de période et, suite à un travail énorme de Théo Fontanille, Lambert Hammon lançait d’un tir frappé dans la lucarne adverse et ouvrait ainsi la marque (1-0).

Cinq minutes à jouer et, les Espagnols en remettaient une couche histoire de recoller avant la pause. C’était mal connaître le gardien angevin qui une nouvelle fois repoussait les velléités  ibériques.

Et en un éclair tout bascula

Depuis le début de la rencontre on avait l’impression d’assister à une partie d’échecs. Tout le monde appliquait les consignes des coachs sans prendre vraiment de risques. A ce petit jeu là, la moindre erreur se paye cash. Sur un palet perdu dans l’entre jeu, les Espagnols partaient en contre et à deux contre un mystifiaient le dernier rempart français (1-1).

Egalité nos petits protégés ne paniquaient pas pour autant. Attendant à leur tour la faute adverse, ils allaient dans un premier temps buter sur un Iñaki Carreira des grands soirs. Heureusement pour nous les minots ont des ressources. S’en suivaient trois chefs d’œuvre individuels qui faisaient basculer la rencontre. La première banderille était donnée par Nicolas Thos. En infériorité numérique l’arrière rissois trouvait, après avoir éliminé deux de ses adversaires, la lucarne ibérique (2-1). Un but venu d’ailleurs ! A ce petit jeu là, c’était au tour de Maxime Langlois de s’exprimer. Plus dans la finesse, il déposait son défenseur direct et glissait le palet sous les jambières de Carreira (1-3). Histoire de dépiter un peu plus les Espagnols, Daveau ressortait un arrêt de grande classe dont il a le secret.

3-1, la messe semblait dite. C’était sans compter sur Théo Fontanille lui aussi prophète au pays de la feinte. Auteur de deux cafés crèmes successifs il fusillait le gardien espagnol dont la défense venait d’imploser (4-1).

Pour la petite histoire et à quelques secondes de la fin Louis Tran portait l’estocade à 5-1.

 

Quelle belle médaille de bronze. Quelles belles scènes de joies échangées entre Bleuets et Françaises. Quelle belle journée de roller hockey dans le paysage tricolore. Maintenant messieurs les seniors vous savez ce qu’il vous reste à faire… Le chemin est tracé, et balisé.

 

A Roccaraso, France 5-1 Espagne (1-0,4-1)

Arbitres : MM Pelletier et Fonzari

Spectateurs : 700

Buts pour la France : 15’12 Hammon (Fontanille), 30’01 Thos, 36’34 Langlois, 38’50 Fontanille, 39’14 Tran

Buts pour l’Espagne : 22’51 Boronat (Martinez)

Pénalités : 2’ pour la France et 10’ pour l’Espagne

Gardiens en jeu : H. Daveau pour la France et I. Carreira pour l’Espagne





Réactions:

Théo Fontanille (capitaine de l’équipe de France)
« Ça n’a vraiment pas été facile du tout malgré ce que montre le score. On a été prudent, on a eu peur qu’ils nous prennent en contre. On a déroulé à la fin… Cette médaille n’a pas la même saveur que celle de l’an dernier, ce n’est pas le même contexte, pas la même équipe ni le même adversaire. »

Maxime Langlois (arrière de l’équipe de France)
« Le score est un peu lourd, mais on a réussi à se lâcher. On voulait oublier la défaite d’hier… On a fait le boulot. Mais je suis certain que la victoire des filles juste avant nous, nous a vraiment mis un gros coup de boost. C’est vraiment génial ! »

Charles Mercier (avant de l’équipe de France)
« Une médaille de bronze pour mes premiers Mondiaux ? Pardon, mais c’est bandant ! Déjà, on a vécu une super saison à Paris avec le titre en N1, mais là… c’est la cerise sur le gâteau. J’ai eu un très gros coup de moins bien quand je donne le palet de but à l’Espagne, mais tous les gars m’ont soutenu. On est monté en puissance tout au long de la semaine, c’est magique. Ce qui est sûr, c’est que ce soir on ne va pas beaucoup dormir. »

Bernard Seguy (coach de l’équipe de France)
« Nous sommes restés prudents car l’Espagne et une très bonne équipe. Nous n’avons donc pas été très dangereux. On a joué avec maîtrise et confiance, même si je redoutais l’égalisation qui est venue. A ce moment là, on est sur un fil, le match est tellement tendu… Le score est un peu sévère, mais je pense qu’on le mérite vraiment. C’est une belle journée pour le roller hockey français. »

A Roccaraso, Mathieu Laforgue (Crédit photo : CIRILH)

 
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Dossier de Presse Beroun2010

Dossier de presse pour les mondiaux 2010 - Seniors
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