L’équipe de France féminine entre en scène dimanche soir contre la Grande-Bretagne. La saison dernière, les filles sont passées à un cheveu de la finale, en s’inclinant en prolongation contre le Canada. Ce match, les filles ne l’ont pas oublié et c’est avec hargne et détermination que nos Bleues arrivent à Roccaraso.
Elles sont fin prêtes ! Rassemblées avec les Juniors à Grenoble pour une dernière semaine de stage, les joueuses de l’équipe de France sont à quarante-huit heures de leur entrée dans le tournoi mondial. Dimanche soir, à 20h45, elles affronteront la Grande-Bretagne pour ouvrir leur Mondial. Une nation qui n’est plus venue sur le tournoi féminin depuis plusieurs saisons. En 2007, les Bleues avaient croisé deux fois la route de la Perfide Albion à deux reprises à Bilbao. En match de poule, elles s’étaient imposées 3-1 puis 2-1 pour la médaille de bronze.
« On a déjà la chance d’avoir un planning de rencontres assez favorable, affirme Marion Dalzotto, la capitaine française. On ne jouera qu’une fois par jour avant d’affronter les Tchèques mercredi. Contre la Grande-Bretagne, on ne sait pas réellement à quoi s’attendre, un peu comme contre les Allemandes lundi. »
Eric Perraudin, l’entraîneur national, affirme de son côté que les Britanniques sont des joueuses capables de bonnes choses. « Elles sont jeunes et très combatives en général. Je ne sais pas quel visage aura leur équipe cette année, mais on doit faire attention à elles. Elles n’ont pas forcément un volume physique très développé, ça peut nous servir. C’est intéressant de démarrer contre elles. »
Demi-finaliste l’an dernier à Beroun, la France a des arguments à faire valoir. Si le groupe a perdu l’une de ses meilleures gâchettes avec la non sélection de Sandrine Rangeon, Marion Dalzotto affirme que la solidité du groupe saura être la force des Bleues. « On est moins fortes techniquement que certaines nations comme le Canada, les Etats-Unis ou la République tchèque. Le hockey est une institution dans ces nations. Mais on sait rivaliser sur notre collectif, notre vitesse et notre application tactique. L’entente au sein de l’équipe est vraiment excellente, et ça sera clairement un atout en notre faveur. Le groupe est vraiment super sain et ça se ressent durant cette semaine de préparation. »
La demi-finale perdue 5-4 contre le Canada en prolongation l’année dernière a laissé un gout amer à cette équipe de France. En toute logique, le groupe sait ce dont il est capable. «On menait 3-0 et malheureusement, on n’a pas su gérer cette avance. Ça a été vraiment difficile à digérer, mais on doit s’en servir. Inconsciemment, je pense que nous visons toutes la finale. »
Les filles d’Eric Perraudin et Julien Pousset seraient bien inspirées de terminer à la première place de leur groupe A. Cela pourrait leur permettre de ne pas croiser la route d’un cador au premier tour des playoffs. Mais contre la République tchèque, championne du monde en titre, les filles mercredi auront fort à faire.
YM (Crédit photo : FFRS)















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