Olivier Dimet, l’entretien vérité

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« J’ai perdu la foi et la passion ! »

Dim5Comme prévu, Olivier Dimet s’est longuement confié à notre rédaction. Lors d’un échange qui dura près de deux heures, l’ancien entraîneur des Artzak d’Anglet est revenu sur sa décision de quitter le club basque et le roller hockey. Amertume et résignation mais aussi fierté et dignité rythment ce long entretien.
« Dim » confirme que c’est bien son éviction des équipes de France qui a amorcé le processus de retrait, mais surtout le silence qui s’en est suivi. Sa lassitude également face à des compétitions nationales et internationales qui ont selon lui mis en exergue des incohérences profondes.
Vous ne lirez pas ici de règlements de comptes, vous ne lirez que les mots d’un homme blessé qui s’est confié à cœur ouvert, sans retenue, mais qui a toujours voulu peser ses mots… Cet entretien est long, comme vous allez le constater, et semblera à certains peu adapté au format d’un site web. Il ne nous appartenait pas de vous livrer une version mixée mais bel et bien l’intégralité de cette interview vérité.

Olivier, tout d’abord, merci d’avoir accepté de réserver la primeur de votre réaction à RHAF. Avant de rentrer pleinement dans le sujet lié à votre départ d’Anglet, abordons celui de cette finale qui vient de s’achever. Comment avez-vous géré l’approche d’une fin de saison a priori décevante ?
« Je mettrai un bémol sur décevante. Une fois encore, nous avons fait preuve de régularité même si nous aurions souhaité remporter un titre européen et la coupe de France. Ça fait deux années de suite que nous sommes présents à tous les rendez-vous. De la déception, il y en a, c’est vrai car on joue pour gagner les titres. La fierté est là malgré tout d’avoir été au plus haut niveau depuis quelques saisons.
Comment se remotiver ? Après nos deux finales perdues, on avait tout simplement à cœur de remporter un titre et de réussir un triplé. Il n’est pas historique mais il est de plus en plus difficile de réaliser ce genre de performance car le niveau se resserre d’année en année. »

Il s’est agit d’une vraie déception après la finale de la coupe de France perdue contre Villeneuve, ou bien d’une certaine part de résignation de votre équipe ?
« De la résignation, certainement pas. Je reste persuadé que si nous avions mis nos occasions au fond, Cadiz ou pas, nous aurions gagné la coupe. On fait un bon match, mais on n’a pas été efficace. On a su rebondir ensuite. »

Vous êtes restés un long moment sans jouer avant votre entrée en play-offs. Est-ce une aide ou une entrave en vue de passer à autre chose après une défaite ?
« Avec du recul, je vais dire que ça nous a peut-être aidé (rires). Mais oui, j’avais peur que cette période d’un mois sans compétition nous joue des tours. Paradoxalement, plusieurs éléments sont rentrés en ligne de compte à ce moment là. La confirmation de la fin de saison de Julien Couraud qui devait se faire opérer, et le départ de Mike Campanaro et Brian Ganz. Et là, le groupe a serré les rangs encore plus. Mais j’aurais certainement préféré enchaîner. »

Avez-vous eu peur que l’épisode lié au départ de vos deux joueurs américains (1) ait un impact sur l’équipe ?

« Non. Ces garçons sont venus car il s’agissait d’une opportunité et ça ne nous a rien couté. Même si des gens en doutent encore, ces joueurs sont venus chez nous gratuitement. Ils ont complété l’équipe, mais n’ont pas révolutionné notre jeu. Maintenant, oui, il y a eu un certain traumatisme après cet épisode lié à la nature de celui-ci. Mais la force d’Anglet c’est le groupe, et celui-ci a repris le dessus. Nous ne sommes pas restés insensibles, mais le sport a repris ses droits assez rapidement. »

"L'éviction de Campanaro était inévitable"L’éviction de Mike Campanaro était inévitable selon-vous ?
Dim« Oui et je pense que face aux circonstances, n’importe qui aurait pris la même décision. C’est intolérable, même si cela a eu lieu en dehors du cadre sportif, c’est allé beaucoup trop loin. »

Il était évidemment inconcevable pour vous de partir d’Anglet sur autre chose qu’un titre de champion, je suppose…
« J’avais bien sûr à cœur de remporter ce trophée, mais pas pour moi. Pour le club, pour l’équipe, afin de finir sur une bonne note et bien clôturer cette extraordinaire aventure humaine. »

Cette finale retour a été assez curieuse… Qu’en avez-vous pensé ?

« Cette journée a été chargée en émotions, on ne peut pas le cacher, et inconsciemment, ça a pris le pas sur le jeu. Le dernier match de Paul Fayault en Elite, le départ de Romu, le mien… Ça a joué dans les têtes. Et puis on avait sept buts d’avance, il était difficile d’attendre des garçons toute l’intensité souhaitée. Mais les joueurs ont attaqué le match comme il le fallait et Rethel a livré le match qu’on attendait d’eux, notamment leur gardien qui a été très solide. Mais c’est vrai le spectacle n’a pas été vraiment là. »

Vos joueurs se sont faits réprimander à la mi-temps après s’être faits remonter deux buts d’avance et malgré la très nette marge au score cumulé ?

« Oui, évidemment ! On se devait de gagner ce match pour remporter un titre incontestable. Donc oui, j’ai élevé la voix à la pause, c’était logique. »

Comment se sont déroulés les derniers jours et les dernières heures avant cette échéance ?

« Pour ne rien vous cacher, j’ai très mal dormi dans la nuit de vendredi à samedi. (il marque une pause) Je me suis réveillé très tôt et beaucoup d’images sont remontées… J’ai essayé au maximum de ne pas mettre trop d’émotions. C’est quelque chose de très particulier à vivre. Les Artzak, c’est le club que j’ai créé en 1998 avec Christian Lafitte, je l’ai dans le cœur naturellement. Le départ est dur et difficile à gérer. J’ai voulu rester le plus sérieux et professionnel possible. Ne pas mettre d’émotion était impossible, mais il fallait terminer le travail. »
"Mon départ ne devait pas occulter le titre"Les marques d’attention à votre égard avant, pendant et après le match vous ont touché sans doute. Vous vous y attendiez ?

« Je me doutais bien qu’il y aurait quelque chose, mais les secrets ont été bien gardés. Ça m’a bien sûr fait très plaisir, comme tous les messages de sympathie que j’ai reçus depuis l’annonce de mon départ. Mais je ne voulais pas que celui-ci occulte le titre si nous parvenions à l’obtenir. »

Vous ne gardez que de bons souvenirs, certes, mais si vous avez pris cette décision de partir, c’est que des évènements vous y ont poussés. Le moment est venu de vous demander quelles sont ces raisons… Tout d’abord à quand remonte cette décision ?
Dim4« (il réfléchit assez longuement) L’élément déclencheur de cette décision a été mon éviction des équipes de France, en novembre dernier. Quand j’ai décidé d’arrêter la glace et de m’investir pleinement dans le roller hockey, je n’ai jamais caché mon attachement à l’équipe nationale. Que ce soit en tant que joueur puis comme membre du staff. La décision n’est pas venue comme ça du jour au lendemain. (il marque une pause) Il a fallu digérer et comprendre cette éviction qui a été brutale. Ensuite, les évènements se sont enchainés et en toute franchise, j’avais perdu la foi dans ce que je faisais et la passion qui m’animait. J’étais usé moralement, le début 2012 m’a plongé dans une sorte de déprime où j’avais perdu tous mes repères et mes convictions. »

Comment avez-vous été informé de ce choix de la Direction technique nationale ?

« Autour du 20 novembre dernier, Bernard Seguy m’a contacté pour m’indiquer que les budgets des équipes de France faisaient qu’on devait se séparer des vacataires (Olivier Dimet pour les Seniors et les Espoirs, et Julien Pousset pour les Féminines, ndlr). Il m’a aussi été précisé que ce n’était pas une décision définitive et que des solutions étaient envisagées et qu’on en saurait plus en janvier. Mais je savais très bien qu’il n’y avait pas de fumée sans feu. Une telle annonce était forcément mûrement réfléchie. Mais à ce moment là, je voulais surtout rester concentré sur la coupe d’Europe à venir. Puis après celle-ci, je me suis de nouveau posé des questions… »
"Une licence dans trois pays, on ne voit ça nul part ailleurs"
Lesquelles ?
« Simplement savoir où allait cette discipline, alors qu’on nous parlait de toutes parts de politique de développement. Quand on a des convictions et qu’on voit des règlements qui ouvrent la porte à tout, on se rend compte que la vision des choses n’est pas la même. On a quand même vu des choses particulières sur les dernières coupes européennes… On peut avoir une licences dans trois pays différents, on peut constituer une équipe avec des joueurs qui évoluent dans une autre… Je crois qu’il n’y a qu’au roller hockey qu’on voit des trucs pareils, non ? Quand on travaille au quotidien dans un club et main dans la main avec une municipalité et qu’à votre retour les élus qui ont lu la presse vous disent « Vous avez encore été battus par une équipe constituée de joueurs venus pour la compétition ? » Que voulez-vous leur répondre ? Quelle crédibilité cela donne à notre sport?
Il s’est passé la même chose en coupe de France quand le quotidien Sud-Ouest faisant son travail, explique que les Artzak ont encore perdu une finale contre Villeneuve, renforcé par la star américaine Junior Cadiz venu peu de temps avant, que voulez-vous leur répondre encore ?
Alors soit on fait comme eux, ce qui m’a été suggéré, et on oublie ses principes et ses convictions, soit on garde ses principes et on se bat jusqu’à épuisement. Je suis arrivé à saturation du système, tout simplement. J’aurais voulu que les dirigeants et les têtes pensantes du roller hockey français soient là le lundi qui a suivi, à l’entraînement, dans notre vestiaire quand il a fallu dire à des joueurs amateurs qu’on retournait s’entraîner et que les mecs ont répondu « pour quoi faire ? »…

Reste que beaucoup de gens ont aussi applaudi, en coupe de France, l’excellente finale de Bastien Cotinat dans les buts de Villeneuve…

« Oui, et ils ont eu raison. Je ne discute pas la défaite, Cadiz ou pas Cadiz. Je ne critique pas les clubs qui font ces choix, ils sont permis par le règlement. Par contre, quand certains élus disent que c’est bénéfique pour le roller hockey et qu’on a vu du spectacle, là je fais des bonds ! Qui a fait le show ? Junior Cadiz tout seul ou bien les équipes ? Anglet n’a pas fait le show aussi, en remontant de 6-2 à 6-5 ? J’insiste le joueur et le club de Villeneuve ne sont pas en cause dans mon analyse, c’est une question de philosophie. Mais tout ceci cumulé, ça devient usant et lassant. Donc l’éviction de l’équipe de France, des règlements qui n’évoluent pas forcément dans le bon sens, l’usure inhérente à dix années passées en poste font que je n’ai plus accepté certaines choses que j’arrivais à mettre de côté avant. »

La décision de partir a été difficile à prendre ou bien s’est-elle imposée logiquement ?

« Elle a été très difficile à prendre. On ne quitte pas un club qu’on a créé et dans lequel on a vécu tant de belles choses facilement. Tout ce que j’ai donné a eu des conséquences sur moi, sur ma famille, sur ma vie privée. Ce que cela a imposé a été autant de moments en moins auprès des miens. Tout ça pour ça… »

Nous sommes bien d’accord pour dire que ceci n’était pas dans votre plan de carrière ?

« Je m’étais tracé une voie, une ligne directrice… On parlait de l’équipe de France, l’intégrer c’est le plus beau moment qu’on puisse vivre. Intégrer le staff a été une continuité. Bien évidemment que j’espérais devenir un jour l’entraîneur de l’équipe de France. Mais sans vouloir prendre la place de quelqu’un ou pousser Bernard Seguy vers la sortie. Il y avait pour moi une forme de logique dans cette idée. »

Vous aviez évoqué cette possibilité par le passé avec Bernard ? Avec la DTN ?

« Non, ce n’était pas formalisé. Mais d’ici quelque temps, des évolutions auraient pu se mettre en place. Je le redis, je ne voulais pas prendre la place de Bernard. Et d’ailleurs, je le remercie de m’avoir permis de vivre tout ça et de m’avoir fait partager son expérience. J’espérais continuer encore quelques années à faire le doublon avec les Artzak, puis un jour, j’aurai apprécié avoir un rôle plus important autour de l’équipe nationale. »
"J'attendais plus de respect, en toute humilité"
Vous rejoignez l’Hormadi, le club de glace d’Anglet. Votre départ est consécutif à une proposition de leur part, ou bien êtes-vous parti en disant que vous verriez bien quoi faire ensuite ?

Dim3« Cela fait trois ans que l’Hormadi me propose de les rejoindre et j’ai toujours dit non. Les événements ont fait que j’ai entre-ouvert la porte pour la première fois. Quelque temps après mon éviction de l’équipe de France et la coupe d’Europe, j’ai recroisé par hasard les dirigeants de l’Hormadi qui ont remis le sujet sur la table. Et cette fois-ci, j’ai dit « pourquoi pas ». La proposition formelle est venue juste après la coupe de France. Entre temps, il s’est passé presque six mois et durant cette période… (il marque une pause et soupire) J’attendais plus de respect de certaines personnes, en toute humilité. »

Quelles personnes ?

« J’espérais un coup de téléphone d’Hervé Lallement, le DTN d’abord. J’aurais aimé des explications, une discussion. J’attendais aussi que les élus du comité national se manifestent. Personne n’a pris contact avec moi hormis Bernard. Je ne voulais pas un merci ou une médaille. J’attendais seulement un peu de respect, voire un peu de soutien. Le silence de certains joueurs de l’équipe nationale m’a aussi fait me questionner… »

Vous avez eu ces explications depuis je crois…

« Oui, suite à l’un de vos articles d’ailleurs… Mais encore une fois, en toute humilité, j’estime être allé au-delà des prérogatives du simple rôle de vacataire. On me consultait sur beaucoup de choses. Sur les réformes de la détection, sur la mise en place des championnats, sur les évolutions des règlements. Je n’étais pas que l’entraîneur-adjoint de l’équipe de France. Je pensais avoir un vrai rôle au sein de la DTN pour la structuration du roller hockey français : un travail de tous les jours. Et les contacts que j’avais avec Bernard étaient très réguliers… Mais il y a eu une cassure que j’ai eu du mal à accepter. »

Pour vous comme pour Julien Pousset, on a avancé des raisons budgétaires, dès lors combien coutiez-vous à la Fédération par saison ?

« Aux dirigeants de dire combien coutait un Dimet ou un Pousset et d’estimer si c’était trop cher ou pas… Le temps que je passais là-bas était autant de temps que je ne passais pas avec ma femme et ma fille, vous croyez qu’on peut chiffrer ça ?  Mais on ne m’a pas non plus dit « Ecoute, on ne peut pas te payer cette année, mais on veut te garder ». Le complément de la Fédération me permettait de vivre mieux, c’est vrai. Mais je ne faisais pas ça pour l’argent, sinon j’aurais sûrement choisis un autre métier. On n’est que du roller hockey… (il marque une longue pause) Je n’ai vraiment rien vu venir, ça a été une claque terrible. Aujourd’hui on nous parle de développement, de faire avancer notre sport, de grandir, alors enlever le peu de cadres que nous ayons est-il la meilleure solution ? Permettez-moi d’en douter. Trois cadres nationaux aujourd’hui, c’est suffisant pour 14.000 licenciés ? On me parle de développement, mais moi je parle de mon métier, alors je me projette dans l’avenir et je vois ce qu’il se passe et je me pose une question. Où va le roller hockey français ? J’ai réfléchi et j’ai décidé d’ouvrir la porte au hockey sur glace. Si on ne m’avait pas débarqué de l’équipe de France, du moins de cette manière, ça ne serait sans doute pas arrivé. »

Vous évoquiez les joueurs de l’équipe de France, certains ne vous ont pas appelé, mais je sais aussi que d’autres l’ont fait…

« Oui, c’est vrai. Mais si ces garçons là m’ont appelé, c’est directement lié au dernier Mondial qui s’est mal passé, et là, je reste vraiment sur ma faim, sur ce goût d’inachevé. (il réfléchit et semble hésiter à se livrer) A l’issue du Mondial de Roccaraso des joueurs ont pris contact avec moi pour se plaindre de la gestion et du management de ces championnats du monde. Je leur ai expliqué qu’ils auraient l’occasion d’en débattre lors du premier stage de la saison, au niveau du débriefing. Je ne sais pas si cela a eu lieu, en tout cas, je l’espère dans l’intérêt général. Maintenant, ce que les joueurs qui m’ont appelé m’ont dit, je ne peux pas en parler dans une période comme celle-ci. »

Je n’avais pas nécessairement prévu d’en parler ici, mais tant que nous y sommes… Que s’est-il passé à Roccaraso ?

« Il y avait des attentes très élevées sur ce Mondial, de tout le monde. Les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos espérances et certains faits ont entraîné un échec. »

Certains faits…

« Un management qui a été remis en question, des joueurs qui n’ont pas fait tout ce qu’il fallait. C’est pour moi un ensemble de choses et c’est pour ça qu’il était nécessaire de faire un bilan net au terme de ce Mondial pour repartir sur un bon pied car je reste persuadé que cette équipe de France a un réel potentiel. J’ose espérer qu’une remise en questions a eu lieu, pour tout le monde. »
"Il faut savoir recevoir les louanges, mais aussi les critiques"Pour fermer cette page, nous-mêmes, RHAF en avons beaucoup fait sur ces Mondiaux et avons monté l’équipe de France en épingle… Estimez-vous que nous en ayons trop fait?

« Non, honnêtement je ne pense pas. Les médias ne sont pas fautifs dans la mauvaise performance de l’équipe de France. Mais c’était vrai aussi qu’il était légitime de mettre ce groupe en avant. Ils doivent savoir assumer ce statut, on ne peut pas aller contre la médiatisation. Vous annonciez un gros Mondial et derrière vous ne les avez pas loupés. Ça aussi, il faut être capable de l’accepter. Il faut savoir recevoir les louanges et les critiques, surtout quand elles sont fondées. »

Si les gens dont vous attendiez qu’ils vous appellent l’avaient fait, cela aurait changé les choses?

« Ils ne l’ont pas fait, je n’en sais rien. Pendant six mois j’ai été blessé moralement et je me suis senti floué… Peut-être que si Hervé Lallement, qui est quelqu’un que j’estime et avec qui j’ai d’excellents rapports, m’avait appelé en décembre pour qu’on discute, ça aurait pu atténuer mon désarroi. En m’expliquant que c’était une décision temporaire, qu’il comptait sur moi malgré tout, j’aurais peut-être raisonné différemment. Qui n’aurait pas douté à ma place ? Cette mise à l’écart a fait parler, oui et je n’attendais pas une mobilisation générale. Mais ceux qui ont bougé leur petit doigt pour moi, ils sont peu nombreux. Au sein de mon club, j’ai pu compter sur les Chazalon, des amis, qui étaient au courant de la situation. Les gens ne s’en sont peut-être pas rendu compte, mais j’avais besoin de soutien, vraiment. Parfois, quand on donne on attend des retours, aussi infimes soient-ils… »

A priori, même si vous n’étiez plus officiellement adjoint des équipes de France, vous pouviez être toujours consulté  pour donner votre avis. C’est arrivé ?

« Non, pas spécialement ! (il marque une longue pause) Après sept années passées dans le staff de l’équipe de France, j’aurais sans doute pu être consulté. Mais je me mets aussi à la place de Bernard… Ça ne doit pas être facile de demander l’avis de quelqu’un qu’on vient d’écarter. Alors oui, je l’ai mal pris, comme j’ai mal pris l’après Mondial où plusieurs choses m’ont heurté… »

C'est-à-dire ?

Gurin« Vous le savez très bien… On m’a reproché le fait qu’Anglet devenait trop important. Cette position m’a fait me poser des questions. Oui, j’étais entraineur d’Anglet, oui j’étais l’entraîneur adjoint de l’équipe de France, oui des joueurs venaient travailler avec moi et ça a commencé à poser des problèmes. L’arrivée de Gérôme Guérin en a été une confirmation. Mais ça c’est un faux problème. Il n’y a pas que dans le roller hockey où un entraineur de club est aussi engagé en équipe de France. Il y a le basket et le rugby… On m’a reproché un mélange des genres, je peux le comprendre, mais les gens se trompent. Qu’on demande aux joueurs pourquoi ils sont venus à Anglet, allez-y demandez leur et vous verrez leur réponse. Aujourd’hui Anglet est un grand club, majeur en Europe… Quand on est sportif, qu’on l’est vraiment, on n’aspire pas à aller dans les meilleurs clubs ? Un footballeur, il n’a pas envie de signer à Barcelone ou à Madrid ? Ce sont les clubs du haut de tableau qui attirent, on travaille pour ça et on devrait s’en excuser ? On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir fait la part des choses, j’ai été encore plus exigeant avec ces joueurs là, ils pourront vous le confirmer ! Maintenant, le raccourci est facile… »
"Quand Guérin veut venir à Anglet, je lui dis non ?"
Ce reproche vous a formellement été énoncé par Bernard Seguy ?

« Non. Il m’a expliqué que ce fonctionnement là pouvait poser des problèmes. L’amalgame fait par des personnes de notre microcosme peut avoir des répercussions m’a-t-il dit, il avait probablement raison. Mais je fais quoi ? Quand Guérin veut venir à Anglet, je lui dis non ? Je lui dis que je ne suis pas intéressé ? On n’a pas d’argent ici pour payer les joueurs, on n’a qu’un projet sportif à proposer. Si je refuse Gérôme Guérin, vous allez me dire que je suis débile et vous aurez raison ! »

Il est quand même un fait que Guérin est arrivé et que Renaud Crignier a été proche de le faire lui aussi et dans ce cas, on se serait retrouver avec pas loin de 80% de l’équipe de France à Anglet. On peut comprendre que ça puisse heurter certaines consciences…
« Oui et quand en 1993, 80% de l’équipe de France de foot était composée de joueurs de l’OM, ça a gêné qui ? C’était les meilleurs, dans le meilleur club. Il faut demander aux joueurs pourquoi ils veulent venir chez nous alors qu’on n’a pas d’argent à leur donner… Il ne faut pas prendre le problème à l’envers. On ne pourra jamais me reprocher mon intégrité là-dessus… Et ceux qui le font ne me connaissent pas ou alors vraiment mal. Toute sélection est critiquable, mais des mecs en mesure de rentrer en équipe nationale, il n’y en a pas des tonnes. »

Justement, le groupe France aujourd’hui, c’est combien de joueurs selon vous ?
« (il répond immédiatement, sans aucune hésitation) Une petite vingtaine de Seniors et quelques Juniors, pas plus. On a pu faire des mauvais choix par le passé, mais on ne s’est pas beaucoup trompés, même s’il y a des milliers de sélectionneurs en puissance dans notre sport. J’accepte ça aussi… »

Vous êtes vous dit que Bernard avait une responsabilité directe dans votre éviction des équipes de France ?
« Honnêtement, j’ai d’abord pensé que l’excuse financière était un prétexte. J’ai eu le sentiment qu’Anglet et Dimet devenaient trop importants et donc problématiques au sein des Bleus. Et qu’ainsi, mon éviction pouvait aplanir la situation facilement… Mais le DTN m’a confirmé que Bernard ne s’est absolument pas positionné de cette façon. Le doute était permis mais il a été levé, sans équivoque. Il faut me comprendre, à ce moment là, j’étais livré à moi-même, seul face à mes questions sans réponse.»

Hervé Lallement vous a appelé récemment, que vous a-t-il dit ?
« Que c’était sa décision, celle de personne d’autre, et qu’elle était guidée par des impératifs financiers. Le reste est entre lui et moi… »

Il a regretté son choix, ou du moins la manière ?

« Il gère le budget des équipes nationales et les coupes budgétaires ont eu lieu pour toutes les disciplines semble-t-il. Mais il regrette en effet de ne pas m’avoir appelé avant pour m’expliquer la situation, ça oui. Il y a eu beaucoup de maladresse au final, certainement pas de rancœur de qui que ce soit, juste de la maladresse. »

Je pense que nous avons fait le tour du sujet qui ramène votre décision à cette éviction de l’équipe de France… A moins que vous ayez quelque-chose à ajouter.

« Non, je pense que tout est dit. »
"On nous a demandé des listes, mais on ne les a jamais vues"
Bien, passons à l’autre point qui a pesé de son poids, à savoir ce que vous pointez du doigt concernant l’incohérence des compétitions nationales et internationales. Des réflexions semble-t-il sont en cours mais aujourd’hui quel avis posez-vous sur la table ?
Dim6« Qu’on trouve de la cohérence, justement. Pour la coupe d’Europe, on nous demande une liste au 15 septembre, quand nos championnats, ou la plupart, n’ont pas commencé. Ensuite, les listes d’équipes, on ne les a jamais vues et pourtant des gens les ont demandées, Didier Lefebvre notamment je crois. Il m’a été rapporté que des joueurs étaient marqués sur plusieurs listes différentes, pour une même compétition. Ça veut dire qu’une équipe peut mettre vingt-cinq noms sur une liste avec des joueurs d’autres équipes… Ça tient debout ça ? On ne demande pas les licences non plus… Qu’on puisse jouer le temps d’un week-end, bon, je le redis, c’est une question de philosophie. Mais qu’on mette en place des transferts internationaux et qu’on le fasse vite ! Aujourd’hui comment un joueur peut avoir une licence en France, en Espagne, en Tchéquie et voire aux Etats-Unis ? Tout ça en même temps !  Il faut réglementer tout ça, clairement, sinon c’est trop simple et ça ne tient pas debout. Qu’il y ait une période de transferts, plus ou moins longue, peu importe. Mais il faut mettre de la logique dans tout ça. Si on veut être crédibles auprès des médias, des sponsors et des collectivités, c’est essentiel… »

Vous êtes certain que cet avis précis est partagé ? Parce que la communication que vous mettez ici en avant, ce n’est pas une priorité globale de tous…
« Non, je ne pense pas en effet… Et puis quand on voit les barrages qui sont mis ou les difficultés qu’on a pu vous opposer à vous RHAF, on comprend que le défi est de taille. Maintenant, le roller hockey a moins d’une vingtaine d’années. Ce sport s’est développé à une vitesse folle et il est temps de prendre en compte l’importance des médias, l’avènement d’internet, des réseaux sociaux. Ce n’est pas en regardant son nombril qu’on avance. Et il va falloir que les dirigeants s’y mettent aussi parce que pour le moment c’est encore la foire d’empoigne… Le roller hockey est encore très anarchique même si de bonnes choses ont été faites ces derniers temps. Il en faut plus afin de ne pas dégouter les gens qui s’investissent, mais pour moi c’est trop tard. »

Dans quelques jours une réunion importante du comité de roller hockey aura lieu, en présence d’Hervé Lallement. Si vous étiez sur place, qu’auriez-vous à dire ?
« Cette saison on a voulu réguler le nombre de matchs nécessaires pour participer aux play-offs. C’est une bonne chose. Mais ils ont fait des erreurs… Par exemple, un Junior qui a fait toute la saison dans sa catégorie, on ne peut pas l’intégrer en fin de saison dans l’équipe première, même s’il a fortement progressé. Idem dans les championnats Jeunesses avec un Benjamin qui ne peut pas jouer la finale Minimes même si son surclassement le lui permet. Là on a un problème. Si un gardien Senior se blesse avant les séries, on fait comment si l’autre se blesse également ? C’est simple, on voit des forfaits parce qu’on ne peut pas faire monter un Junior ou un gardien de la réserve, comme on en a vus… Et on passe pour des charlots. »
"Est-ce qu'on donne vraiment envie aux joueurs d'entraîner ?"

Et pour la coupe de France ?
« On a deux possibilités. On met des barrières, ou on laisse le champ libre. Je suis d’avis de mettre des barrières. Mais encore une fois, je ne reproche rien à ceux qui utilisent les failles qui existent. Si tu n’as pas de souci grave, tu alignes ton équipe habituelle et tu y vas. La saison dernière on m’a reproché d’avoir fait jouer Bryan Ten-Braak. J’assume, mais je n’avais que trois avants en raison de blessures… Ça aussi ça doit rentrer en ligne de compte. On aurait pu prendre Benoit Ladonne pour les play-offs, c’était facile. Mais on n’a pas fait ce choix pour autant. Si je m’étais renforcé pour les séries, j’aurais avoué une faiblesse. Ten-Braak, oui, je l’ai pris, mais je ne pouvais pas faire autrement seulement avec trois avants, et je l’assume sans problème. Je n’essaie de convaincre personne. »

Quand on a appris votre départ, on a rapidement évoqué le peu de formateurs de qualité au sein de notre sport. C’est un fait avéré, non ?

« Le sport est jeune, ce n’est pas une excuse, mais ça explique des choses. Etre entraîneur, c’est une vocation. Est-ce qu’on a donné envie à des anciens joueurs d’être entraîneurs ? Je ne sais pas, mais en tout cas, beaucoup de clubs cherchent des éducateurs et les places sont vacantes… La DTN a mis en place le brevet fédéral au sein des clubs puis au sein des Ligues, ça n’a pas eu un franc succès puisque peu de candidats se déplacent sur ces formations. Il y a un travail à faire, le comité et la DTN doivent avoir une vraie réflexion là-dessus, et vite. Avant de penser à faire de beaux logos, il faut se pencher là-dessus en priorité. Je dis ça sans méchanceté, mais si on ne forme pas nos futurs entraîneurs et si on ne sait pas les motiver, on sera face à un échec considérable dans quelques années. »

Votre décision a une incidence directe sur l’avenir des Artzak, j’imagine que vous y avez évidemment pensé…

« C’est clair que dans ma période de réflexion j’y ai pensé. Je savais qu’en partant il y aurait des conséquences. Mais j’ai confiance en Roger et Christine pour maintenir le cap. Je leur ai dit en toute franchise que je serai là pour eux s’ils avaient besoin d’un coup de main ou d’un conseil. Mais une page se tourne et un nouveau cycle va s’amorcer et ça passera par des étapes. Le renouveau peut aussi apporter des choses positives. J’ai une pensée pour les Chazalon, pour tous les dirigeants et bénévoles du club. Je remercie l’ensemble des joueurs et joueuses qui m’ont permis de vivre une aventure exceptionnelle pendant dix ans. Je serai le premier supporter des Artzak et le club restera à jamais dans mon cœur. J’espère que mon successeur, qui aura un bel héritage sportif devant lui, saura amener ce souffle nouveau qui est important. Je veux également remercier toutes les personnes qui m’ont témoigné leur sympathie, cela m’a énormément touché. J’espère réussir à mettre en place une meilleure collaboration entre les deux clubs de hockey d’Anglet. »

Faire cohabiter et collaborer l’Hormadi et les Artzak, c’est un défi…
« Il faut penser à l’avenir et arrêter d’opposer la glace et le roller. L’ouverture d’esprit c’est de se dire qu’on sera plus forts en fédérant ces deux sports. Les patinoires ont des créneaux limités, certains clubs de roller également et ont aussi besoin de la reconnaissance dont jouit la glace. Des collaborations sont sans doute un avenir à envisager… Et de toute façon, j’ai posé certaines conditions en venant à l’Hormadi. »

Votre retour dans le roller hockey est planifié pour quand ?

« (rires) Selon Kiki Chazalon, dans trois ou quatre mois… Plus sérieusement, je pars sur un nouveau projet qui me tient à cœur. Je ferai tout pour relever ce défi difficile. J’ai besoin de retrouver la foi dans ma passion et mon métier, bien que je connaisse les risques liés à un sport semi-professionnel. Je m’investirai comme je sais le faire, à fond ! »


(1) Suite à une vive altercation entre les deux joueurs ayant entrainée la blessure sérieuse de Brian Ganz, le club d’Anglet a décidé de se séparer de Mike Campanaro. Ganz a ensuite fait le choix de rentrer chez lui pour se ressourcer.

Entretien réalisé à Anglet par Yann Maillet
(Crédit photos : Black Ghost. Tous droits réservés.)

 

 

Commentaires 

 
+8 #1 13-06-2012 14:38
Un grand homme qui nous quitte. Il fallait se poser les bonnes questions avant.
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+5 #2 13-06-2012 14:51
merci pour l'interview et pour la franchise.
devenir entraineur est surement une vocation mais pour en vivre ça doit pas être très simple !
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+3 #3 13-06-2012 15:41
Citation en provenance du commentaire précédent de Junior :
Un grand homme qui nous quitte. Il fallait se poser les bonnes questions avant. :sad:


Ils avaient plus de forfait pour appeler si ça se trouve
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+14 #4 13-06-2012 15:54
"Cet entretien est long [...] et semblera à certains peu adapté au format d’un site web"
En quoi ce ne serait pas adapté?
Au contraire! la presse écrite (papier) est limitée mais pas internet, et c'est là tout l'intérêt de RHAF! Moi, j'aime les longues interviews, on apprend plus de choses qu'avec 3 questions.
Merci pour cet article, très instructif, et bonne continuation à Mr Dimet avec l'Hormadi.
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+12 #5 13-06-2012 15:55
Tout est dit, sans langue de bois et c'est bien. Mais le problème c'est qu'à la suite de ça, rien ne changera malheureusement , le Roller hockey, comme notre fédération est complètement sclérosé. Tout les problèmes évoqués ne datent pas de cette année, si cela avait du changer, ça aurait déjà été fait.

La porte ouverte par Dimet concernant la cohabitation Roller-glace est plus qu'intéressante, c'est aujourd'hui la seule façon de nous développer dans la bonne direction.

Sinon, on continue d'être "gèré" par cette Fédération et son DTN qui n'a pas compris que l'avenir de la FFRS ce n'est pas l'artistique et le Rink hockey....
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+10 #6 13-06-2012 15:59
Citation en provenance du commentaire précédent de 3G :
Citation en provenance du commentaire précédent de Junior :
Un grand homme qui nous quitte. Il fallait se poser les bonnes questions avant. :sad:


Ils avaient plus de forfait pour appeler si ça se trouve


Plus forfait ou plus de corones...
C'est marrant c'est pas le seul...
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+3 #7 13-06-2012 16:19
je ne connait pas m dimet mais respect a lui pour tout ce qu'il a apporte a ce sport bonne chance a lui avec l'hormadi mais vraiement on sens cet homme passionne qui aime son metier et qui dans son interview est plein de tolerance mais qui s'est senti trahi bafoue !!!
un homme vrai et sincere et une tres bel interview du boss
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+8 #8 13-06-2012 17:25
Comme disait mon grand père, encore une belle enculerie !
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+1 #9 13-06-2012 17:43
Je ne comprends pas pourquoi il y a eu autant de silence (visiblement) entre DIM et le CN, ou plutot le DTN / B SEGUY (qui sont les vrais décisionnaires) , car sauf erreur de ma part, R CHAZALON fait bien parti de CN

Pourquoi il n'y a pas eu de "passerelle" entre les élus du CN et le DTN ?

Je trouve même que R CHAZALON aurait du faire intervenir le CN, en temps qu'élu, c’était son role ! NON ? (ou alors je plante dans mon raisonnement).

Bonne continuation à Olivier, et surement un jour pas très lointain, sur les terrains (cf rapprochement glace-roller).
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+2 #10 13-06-2012 18:07
Des mots à la hauteur de cet homme exceptionnel : merci Yann. Sa déception, ses désillusions nous font mal.
Merci encore à Dim pour tout ce qu'il a fait pour notre sport, pour tout ce qu'il nous a donné. Grand respect.
Comment peut-on le laisser partir? Honte à nos dirigeants!
Comme disait un célèbre humoriste : "misère, misère..."
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+8 #11 13-06-2012 18:14
et si
on decidait que 18 ans comme selectionneur c'etait trop.
et si on voyait des gros clubs s'associer a des clubs de glace existant .imaginons que demain grenoble,amiens ,anglet,paris,r ouen......,rejoigne les clubs de glace qui sont juste a coté,et y apporte leurs licenciés,et que la federation de glace mette en place petit à petit un championnat parralelle ....
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+8 #12 13-06-2012 18:48
M le DTN :

Pour faire des économies budgétaires, pourquoi n'avez vous pas supprimé les 2 voitures des entraîneurs EDF, qui coûtent un oeuil, plutôt que de supprimer les indemnités du meilleur cadre que le RILH avait ?

Pourquoi des voitures pour ces cadres ?

Pourquoi ne pas les louer lors des stages EDF et divers missions ?

Pourquoi ne pas avoir cherché une solution ?

Personnellement je vais écrire au ministre des sports afin de la prévenir de la façon dont le sport de Haut Niveau est gérer à la FFRS.
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+10 #13 13-06-2012 18:56
Pourquoi il n'y a pas eu de "passerelle" entre les élus du CN et le DTN ?
Parce que le DTN il fait (presque) ce qu'il veut. Parce que aujourd'hui les décideurs au niveau fédéral son issus de la course, le Rink et l'artistique. Soyons clair, il fallait économiser de l'argent, on a mis dehors Dimet, regardez combien il y a de cadres fédéraux dans les autres disciplines par rapport au nombre de pratiquants.
En fait, je suis persuadé que toute cette histoire d'argent est un faux prétexte , je suis persuadé que c'est un conflit d'intérêt, que Dimet prenait trop de place... Sinon pourquoi avoir embauché h.rebuffet...
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-22 #14 13-06-2012 18:57
Un beau palmarès sportif mais pas aussi grand que celui de Rethel. Pourtant on a jamais demandé à Koch d'entraîner les EDF, on devrait...
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+9 #15 13-06-2012 19:36
Quelqu'un peut me dire si le poste de Mr Seguy est un poste à vie ?
Cela fait vraiment 18 ans qu'il est en fonction ?Combien de titre a-t-il obtenu ?
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+5 #16 13-06-2012 20:03
Allez hop ; le rilh retire ses billes de cette ffrs , on part chez les cousins de la glace, et on fini aux mondiaux de roller hockey iihf .
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+6 #17 13-06-2012 20:13
Oui b.seguy à un poste à vie, mais pas forcément à la FFRS et pas forcément comme sélectionneur et entraîneur des EdF. Il est salarié du Ministère jeunesse et sport, ce même ministère le met à disposition de notre fédération. Il me semble qu'il est rémunéré par le ministère et que la fédération reverse une partie de son salaire (à vérifier).

En effet, il est l'unique entraîneur de l'équipe de France depuis sa création.

Mais le problème ne vient pas de la, ni des voitures de fonction ou autre, le problème vient bien de la politique de haut niveau de notre fédération et de la répartition des ressources financières entre nos disciplines. Et ça, c'est le rôle du DTN. Il y a trop de budget dans certaines disciplines au détriment de la notre.

Tant que ce problème ne sera pas réglé, on continuera de tourner en rond. Pour ce qui est des problèmes de réglementation sportive la par contre, il s'agit bien du Comité National, donc nous tous.
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+1 #18 13-06-2012 22:42
Bel entretien, Bravo!
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+5 #19 13-06-2012 22:42
c'est ca, finissons à l'IIHF pour finir 12ème nation mondial, on aura encore moins de sous... et certain oubli vite le passé quand il parle qu'aller à la glace serait tout beau....

Dans la plupart des clubs, il y a une corrélation entre les discipline du roller, beaucoup plus qu'entre les 2 type de hockey...

L'herbe est toujours plus verte ailleurs...
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+1 #20 13-06-2012 22:52
Merci pour cet interview ! Plus c'est long, plus c'est bon !!

Bonne chance à Dimet pour la glace.
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